Le défenseur Issa Diop a fait sa première apparition sous le maillot de l’équipe nationale marocaine, hier vendredi, lors d’un match amical qui a fini sur un score de 1-1 contre l’Équateur à Madrid, moins de 24 heures après l’approbation de la FIFA pour le changement de sa nationalité sportive.
L’intégration immédiate du défenseur de Fulham dans le onze de départ de l’équipe marocaine illustre la rapidité de son adaptation au nouveau projet de l’équipe, après des discussions avec le sélectionneur national, Walid Regragui, et le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa.
Agé de 29 ans, né en France d’un père sénégalais et d’une mère marocaine, Diop a finalement choisi de représenter le Maroc après des années d’hésitation. Il nourrissait le désir de porter le maillot de l’équipe de France, sans jamais recevoir d’invitation officielle de son entraîneur Didier Deschamps.
Dans son premier commentaire post-rencontre, Diop a exprimé sa satisfaction quant à sa décision, soulignant l’ambiance positive au sein du groupe et que le projet sportif qui lui a été présenté a joué un rôle déterminant dans le choix de sa carrière internationale.
Cette apparition intervient dans un contexte régional tendu, notamment sur le plan footballistique entre le Maroc et le Sénégal, suite à la controverse entourant le titre de la Coupe d’Afrique des Nations, qui a été retiré à l’équipe sénégalaise et attribué au Maroc, décision contestée officiellement par Dakar devant la Cour d’arbitrage sportive.
Alors que le Maroc renforce sa stratégie d’attraction des joueurs binationaux, en particulier ceux d’Europe, le cas de Diop se présente comme une première confrontation directe avec une autre équipe africaine pour un joueur d’origines similaires.
De son côté, le Sénégal continue de s’appuyer largement sur son vivier de talents en France, comme en témoigne sa formation qui a atteint la finale de la dernière CAN, bénéficiant d’un nombre significatif de joueurs nés là-bas.
Les tensions entre les deux nations se poursuivent, le sélectionneur sénégalais ayant affirmé lors d’une conférence de presse précédant un match amical contre le Pérou, son attachement à conserver le titre de « Champion d’Afrique », signalant ainsi la persistance du conflit autour de cette décision continentale.






