Shell anticipe une croissance de la demande mondiale en gaz naturel liquéfié d’ici 2050 malgré les turbulences du marché.

Shell anticipe une croissance de la demande mondiale en gaz naturel liquéfié d’ici 2050 malgré les turbulences du marché.

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La société Shell prévoit une poursuite de la croissance de la demande mondiale en gaz naturel liquéfié (GNL) à long terme, soutenue par sa flexibilité et la fiabilité de ses approvisionnements, malgré les fluctuations des marchés en raison des tensions géopolitiques.

Dans un rapport récent, la compagnie a indiqué que la consommation de GNL pourrait augmenter d’au moins 45 % d’ici 2050 par rapport aux niveaux de 2025, estimant que la demande annuelle pourrait osciller entre 610 millions et 780 millions de tonnes d’ici le milieu du siècle.

Cette prévision s’inscrit dans un contexte de perturbations sur les marchés du gaz mondial dues à la guerre au Moyen-Orient, qui a impacté le transport des cargaisons via le détroit d’Hormuz, un des principaux corridors d’exportation d’énergie.

Bien qu’elle n’ait pas commenté directement les conséquences du conflit, certains rapports, dont ceux de Bloomberg, signalent que Shell a déclaré un cas de force majeure, lui permettant de suspendre certaines livraisons, après l’arrêt des opérations dans la plus grande installation d’exportation de GNL au monde, située au Qatar.

Ce rapport constitue une mise à jour des prévisions annuelles de la société, qui a élargi cette année son analyse jusqu’en 2050, tout en confirmant que les évolutions géopolitiques pourraient influencer les aboutissements du marché.

La compagnie estime que le continent asiatique continuera d’être le principal moteur de la croissance de la demande mondiale, en raison du dynamisme économique de la région, tandis que l’Europe poursuivra sa dépendance au GNL, malgré ses engagements en matière de transition énergétique, en raison du rythme lent de déploiement des projets d’énergies renouvelables.

D’un autre côté, Shell prévoit un surplus d’offre sur le marché dans les années à venir, ce qui pourrait contribuer à une baisse des prix au niveau mondial et à un encouragement de la demande, en particulier parmi les pays sensibles aux fluctuations tarifaires.

Le rapport souligne également les défis persistants auxquels sont confrontés les projets gaziers, notamment la hausse des coûts, les perturbations des chaînes d’approvisionnement et le manque de main-d’œuvre, des facteurs qui pourraient affecter les calendriers de mise en œuvre de plusieurs grands projets.

Dans ce contexte, Bloomberg a rapporté que QatarEnergy envisage de reporter le lancement d’un projet d’expansion important dans le secteur du GNL au-delà de 2027, face à ces défis.

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