La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a affirmé que le Maroc suit de près l’évolution des tensions au Moyen-Orient, insistant sur le fait que malgré sa dépendance vis-à-vis des marchés internationaux et de l’importation d’hydrocarbures, le pays dispose d’outils capables d’amortir toute répercussion potentielle sur l’économie nationale, notamment en ce qui concerne la hausse des prix de l’énergie.
Elle a précisé, lors d’une interview avec BFM Business, que la loi de finances a été construite sur l’hypothèse d’un prix de 65 dollars par baril de pétrole, alors que les prix se situent actuellement autour de 85 dollars. Elle considère que cet écart reste gérable sans compromettre les grands équilibres des finances publiques, grâce aux mécanismes de régulation et aux réserves disponibles.
Elle a ajouté que le Maroc a acquis, au cours des années précédentes, une expérience pratique dans la gestion des crises, ce qui lui a permis de tester l’efficacité des mécanismes de protection économique et sociale, en particulier ceux ciblant les catégories les plus vulnérables. Elle a confirmé que les réserves en devises et l’avancement des projets d’énergies renouvelables renforcent la capacité du pays à absorber les chocs externes.
Concernant le climat d’investissement, la responsable gouvernementale a souligné que les tensions géopolitiques actuelles n’affecteront pas l’attractivité du Maroc. Elle a cité l’annonce du groupe Safran concernant de nouveaux investissements d’environ 500 millions d’euros en faveur d’Airbus, un indicateur de la confiance continue des acteurs internationaux dans le tissu industriel marocain.
Elle a conclu en soulignant que la stratégie économique du Royaume repose sur l’intégration de l’investissement étranger avec le tissu local, tout en cherchant à élargir le modèle industriel qui a réussi dans le secteur automobile pour inclure de nouveaux domaines comme les batteries et les énergies renouvelables, afin de renforcer la résilience de l’économie nationale dans un environnement international caractérisé par une augmentation du niveau des risques.






