Une évaluation sévère de la gestion gouvernementale selon le rapport du Conseil supérieur du temps
Le dernier rapport annuel du Conseil supérieur des comptes pour 2024-2025 souligne l’incapacité persistante du gouvernement à répondre aux attentes sociétales, exacerbant les critiques de l’opposition parlementaire. Les élus pointent notamment des défaillances majeures dans le déploiement des politiques de protection sociale, révélant un fossé croissant entre les discours officiels et la réalité vécue par les citoyens.
Un contexte préoccupant
Lors d’une récente séance de discussion à la Chambre des représentants, le rapport a déclenché un examen approfondi de la performance gouvernementale, à la fois sur le plan social et économique. Les oppositions, notamment le groupe socialiste, n’ont pas manqué d’énoncer leurs préoccupations, révélant des grandes lacunes dans l’engagement du gouvernement à réaliser ses promesses. Le député Hamid Draak a insisté sur la dichotomie entre le discours de « l’État social » et la vie quotidienne marquée par d’importantes inégalités et une pression financière croissante sur les citoyens.
Des promesses non tenues
Plusieurs intervenants ont mis en lumière un rapport qui, selon Draak, se révèle être un indicateur alarmant des défaillances structurelles affectant des projets clés, notamment celui de la protection sociale. Il a fait observer qu’environ 13 % de la population marocaine demeure exclue du système d’assurance-maladie obligatoire, soulevant des questions sur la réelle portée des réformes engagées. En outre, les difficultés liées à la recouvrement des cotisations auprès du Fonds national de sécurité sociale ont été identifiées comme des obstacles majeurs à l’accès aux soins.
Des progrès illusoires
Parallèlement, le député Omar Bazz a affirmé que, bien que certaines améliorations aient été observées dans des indicateurs macroéconomiques, leur impact sur le quotidien des citoyens reste décevant. La lutte contre la dégradation du pouvoir d’achat et l’accès équitable aux services publics demeure en tête des préoccupations. Bazz a plaidé pour que la réforme fiscale serve d’outil pour réduire les inégalités sociales, au lieu d’alourdir le fardeau des classes moyennes et défavorisées.
Une situation urgente
De son côté, la députée Nadia El Tahami a mis en avant des signes inquiétants de l’inefficacité gouvernementale, tels que l’inflation galopante et une baisse du pouvoir d’achat. Elle a également souligné le retard de plusieurs réformes sociales essentielles, y compris celles gérant les retraites et le chômage. Ce retard, selon elle, risque d’affaiblir les systèmes de protection sociale déjà fragiles, d’autant plus que les dépenses de santé continuent d’alourdir les budgets des ménages.
Le député Ibrahim Ajnin, quant à lui, a soulevé des inquiétudes quant à l’application des recommandations du Conseil supérieur des comptes, arguant que le taux de mise en œuvre demeure faible, révélant ainsi un manque d’engagement envers les recommandations institutionnelles. Cela soulève des questions essentielles sur la gouvernance et la responsabilité, dans un contexte où la mise en œuvre du modèle de développement et du processus de régionalisation avancée se heurte à de nombreux défis.
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Le rapport du Conseil supérieur des comptes dévoile les failles des politiques gouvernementales marocaines en matière de protection sociale et d’égalité.
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Le dernier rapport du Conseil supérieur des comptes dévoile les défaillances d’un gouvernement manifestement en peine face aux attentes sociales.
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