Par Amal El Fallah Seghrouchni
Il y a aujourd’hui une conviction simple qui s’impose : on ne peut plus penser l’avenir du Maroc, ni sa transformation numérique, sans les femmes. Leur place dans l’économie, dans l’entreprise et dans l’action publique n’est pas une question secondaire. C’est une condition essentielle pour réussir les grandes mutations que connaît notre société.
C’est dans cet esprit que nous avons lancé, au ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, un programme d’insertion professionnelle destiné aux jeunes étudiantes. L’idée est très simple, mais profondément humaine : pendant une année entière, des étudiantes sont accompa- gnées, guidées et encouragées par des femmes qui travaillent déjà dans l’entreprise et qui partagent avec elles leur expérience, leurs conseils et parfois même
leurs doutes.
Ce programme, mené en partenariat avec Capgemini, a réuni des étudiantes venues de plusieurs universités marocaines : Settat, Mohammedia, Fès, Tanger et Khouribga. Et les résultats parlent d’eux-mêmes : près de 80 % d’entre elles ont pu accéder à un stage à l’issue de cette année de mentorat.
Car l’entrée dans le monde de l’entreprise est souvent un moment chargé d’émotions et d’incertitudes pour les jeunes diplômées. On peut avoir les compétences, la motivation, les diplômes… et malgré tout ressentir
Pour construire une transformation digitale innovante et durable, l’inclusion des femmes n’est pas simplement un objectif. C’est une condition de réussite
une forme d’appréhension face à ce premier pas. Le mentorat est là pour créer un pont entre l’université et l’entreprise, pour transmettre de l’expérience mais aussi pour donner confiance. Ce que nous avons lancé est encore un début, une première étape. Mais les résultats sont très encourageants et nous donnent envie d’aller plus loin.
Notre ambition est d’élargir ce programme à d’autres entreprises, à d’autres universités et à davantage de régions du Maroc afin que le plus grand nombre de jeunes femmes puissent en bénéficier.
Plus largement, la transformation numérique que connaît notre pays ne peut être réussie que si elle est profondément inclusive. Aujourd’hui, il devient impensable de concevoir des projets, qu’ils soient petits ou grands, sans y intégrer pleinement les femmes.
Au sein même du ministère, les femmes sont présentes à tous les niveaux : dans la conduite des projets, dans les directions, au sein du cabinet. Leuengagement, leur énergie et leur sens des responsabilités sont une force précieuse pour l’action publique.
Au fond, la conviction est simple: pour construire une transformation digitale innovante et durable, l’inclusion des femmes n’est pas simplement un objectif.
C’est une condition de réussite.
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