À quelques semaines de son assemblée générale, la Fédération des Technologies de l’Information, des Télécommunications et de l’Offshoring (APEBI) traverse une période de fortes turbulences internes qui suscite de nombreuses interrogations au sein de l’écosystème numérique national.
Selon plusieurs sources concordantes, l’organisation professionnelle, affiliée à la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), a connu ces derniers mois une série de départs et de démissions touchant des membres occupant des fonctions stratégiques au sein de ses instances dirigeantes.
Parmi les profils concernés figureraient notamment un ancien trésorier devenu par la suite vice-trésorier, le secrétaire général qui avait récemment été désigné porte-parole de la fédération, ainsi qu’une membre influente du bureau exécutif ayant quitté ses fonctions auparavant. Un représentant d’un important groupe international aurait également quitté les instances de gouvernance.
La concomitance de ces départs, intervenus à quelques mois seulement de l’assemblée générale, alimente les spéculations sur l’existence de divergences profondes concernant la gestion interne, la gouvernance ou encore certaines orientations stratégiques de la fédération.
Au cœur des interrogations figure également la gestion de financements publics importants accordés à la fédération dans le cadre de programmes sectoriels. Plusieurs membres s’interrogent sur les mécanismes de gouvernance, la circulation de l’information financière ainsi que sur les modalités de partage des documents comptables et administratifs avec les organes décisionnels de l’organisation.
À l’approche du rendez-vous statutaire, une attention particulière est portée aux conditions dans lesquelles seront présentés les rapports moral et financier. Plusieurs observateurs estiment que la transparence des débats et le respect des procédures de validation constitueront des éléments déterminants pour restaurer la confiance et dissiper les zones d’ombre qui entourent actuellement la préparation de cette échéance.
Dans ce contexte, certains membres plaident pour un examen approfondi des comptes et des mécanismes de gestion, estimant que toute structure bénéficiant de financements publics se doit d’appliquer les standards les plus exigeants en matière de gouvernance, de reddition des comptes et de transparence.
Au-delà des personnes et des fonctions, cette séquence intervient à un moment où le secteur numérique marocain est appelé à jouer un rôle central dans les stratégies nationales de transformation digitale, d’innovation et de souveraineté technologique. Dès lors, les attentes sont fortes quant à la capacité de l’APEBI à clarifier sa situation interne et à préserver sa crédibilité en tant qu’interlocuteur de référence de l’écosystème numérique national.
L’assemblée générale à venir pourrait ainsi constituer un moment décisif pour l’avenir de la fédération, tant sur le plan de sa gouvernance que de sa capacité à fédérer l’ensemble de ses membres autour d’une vision commune et transparente.
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