Au premier trimestre de 2025, les importations marocaines de gasoil et d’essence ont connu une hausse significative, atteignant 1,62 million de tonnes, soit une augmentation de 10 % par rapport à la même période de l’année précédente, d’après le Conseil de la concurrence. La valeur totale de ces importations s’élève à environ 12 milliards de dirhams, enregistrant un recul de 6,9 %.
Le gasoil a maintenu sa domination sur le marché, représentant environ 89 % de l’ensemble des importations, avec une quantité de 1,17 million de tonnes, d’une valeur de 8,62 milliards de dirhams, ce qui correspond à une baisse de 15 % en valeur. En revanche, les importations d’essence ont augmenté de 31 %, atteignant 163 000 tonnes, pour une valeur de 1,29 milliard de dirhams, avec une augmentation de 15 %.
Le nombre d’entreprises autorisées à importer des produits pétroliers a bondi à 32, contre 29 l’année précédente. Neuf grandes entreprises de distribution détiennent la majorité du marché, assurant 82 % des quantités et des valeurs importées, bien que leurs importations aient baissé de 12 % en valeur, s’établissant à 9,9 milliards de dirhams, après avoir atteint 11,23 milliards de dirhams au cours de la même période en 2024.
Les recettes fiscales générées par les importations de carburants ont atteint 6,86 milliards de dirhams durant les trois premiers mois de 2025, contre 6,45 milliards de dirhams sur la même période l’an passé, soit une hausse de 6,4 %.
Ces recettes se répartissent entre la taxe intérieure sur la consommation, qui a atteint 5,13 milliards de dirhams, en augmentation de 10,3 %, et la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation, qui a enregistré 1,73 milliard de dirhams, avec un recul de 4 %.
Le gasoil a été le principal contributeur à ces recettes, avec une participation de 5,7 milliards de dirhams (83 % du total), tandis que l’essence a contribué à hauteur de 1,16 milliard de dirhams (17 %).
Ce rapport s’inscrit dans un suivi régulier réalisé par le Conseil de la concurrence sur le fonctionnement du marché des hydrocarbures, en particulier pour les entreprises ayant signé des accords de règlement concernant l’importation et la distribution de carburants, dans le but de renforcer la transparence et de surveiller l’évolution du marché national de l’énergie.