Le Maroc envisage d’acquérir pour la première fois des sous-marins russes de classe Amur-1650 à usage multiple pour renforcer ses capacités maritimes.

Le Maroc envisage d’acquérir pour la première fois des sous-marins russes de classe Amur-1650 à usage multiple pour renforcer ses capacités maritimes.

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Des rapports indiquent que le Maroc envisage d’acquérir des sous-marins russes de la classe Amur-1650 dans le cadre de son objectif de renforcer ses capacités maritimes et de posséder, pour la première fois, des sous-marins de guerre au sein de sa flotte nationale. Parallèlement, plusieurs pays européens et la Russie cherchent à décrocher un contrat potentiel avec Rabat.

Le sous-marin Amur-1650 est la version export de projet Lada russe, classé comme un sous-marin conventionnel de quatrième génération à propulsion diesel-électrique de haute technologie. Il se distingue par sa conception moderne qui réduit le niveau de bruit, ses systèmes d’armement avancés et sa capacité à mener des missions variées, notamment la lutte anti-sous-marine et anti-navire, le renseignement, ainsi que le transport de torpilles et de missiles de croisière.

Ce sous-marin mesure environ 66,8 mètres de long, avec un déplacement en surface d’environ 1 765 tonnes, et peut accueillir un équipage de près de 35 membres. Il peut plonger à des profondeurs atteignant 250 mètres avec une vitesse de 21 nœuds sous l’eau. Sa dotation comprend généralement six tubes lance-torpilles de 533 mm avec un arsenal de torpilles et de missiles anti-navire ou de croisière, selon la configuration choisie.

Il peut également être équipé d’un système de propulsion indépendante de l’air (AIP), ce qui améliore sa capacité à rester immergé pendant des périodes prolongées et lui confère un avantage tactique lors de missions longues et de patrouilles éloignées.

Malgré ses atouts techniques, les sous-marins Amur-1650 restent un concept d’exportation, aucune unité n’ayant été livrée jusqu’à la fin de 2025. C’est un modèle prometteur sur le plan théorique, mais qui n’a pas encore été éprouvé dans des services opérationnels, contrairement à certains sous-marins européens comme le Scorpène français et le Type-214 allemand, qui ont prouvé leur efficacité dans les flottes de plusieurs pays.

La Russie a déjà proposé ce modèle à plusieurs pays, mais aucune unité n’a encore été livrée. Certains pays ont exprimé un intérêt théorique sans qu’un contrat ne soit finalisé.

Les négociations avec le Maroc semblent combinées d’offres techniques, de coûts, de garanties politiques et d’une assistance logistique à long terme, car le succès de toute transaction dépend de la capacité du fournisseur à offrir un produit fiable avec des délais de livraison clairs et un programme de maintenance durable. Dans ce cadre, les offres européennes semblent plus dignes de confiance sur le plan opérationnel, mais la Russie continue d’essayer d’attirer l’attention des pays désireux d’améliorer leurs capacités navales à des prix compétitifs avec de multiples avantages.

L’intérêt du Maroc pour les sous-marins russes témoigne de sa volonté de renforcer ses capacités maritimes et d’étendre sa défense sous-marine. Cela souligne également sa prudence quant à l’équilibre des risques techniques et politiques avant de prendre une décision finale, notamment dans un contexte de concurrence mondiale croissante dans le secteur des armes navales, ainsi que l’impact potentiel de tout choix sur la capacité du royaume à protéger sa sécurité maritime et à développer sa flotte en accord avec les évolutions de la région et de l’océan Atlantique.

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