Driouch : L’interdiction d’exporter le sardine congelée contribuera à la stabilité des prix sur les marchés nationaux
Zakia Driouch, secrétaire d’État chargée de la pêche maritime, a affirmé que l’adoption des technologies modernes et de la numérisation constitue un pilier essentiel pour le développement du secteur de la pêche maritime, tant sur le plan de la recherche scientifique que pour l’élaboration de plans de gestion ou l’amélioration du système de commercialisation des produits de la mer. Elle a fait savoir que la numérisation a débuté avec la stratégie « Halieutis » dans l’optique d’une approche « zéro papier », notamment en ce qui concerne les opérations d’exportation.
Lors d’une séance des questions orales hebdomadaires à la Chambre des représentants, Driouch a précisé que le processus d’exportation des produits de la mer est désormais entièrement numérisé, tout comme les procédures de marketing, notamment au niveau des marchés de gros, afin de renforcer la transparence. Ce mécanisme a été mis en place dans 68 marchés sur 76. Elle a également indiqué que la numérisation concerne les zones de pêche, avec toutes les embarcations opérant dans les eaux marocaines dotées de dispositifs de surveillance par satellite.
Concernant la question de la disponibilité des poissons à des prix abordables pour les citoyens, la responsable gouvernementale a souligné que le Maroc dispose d’une ressource halieutique importante, mais que le défi principal reste de la préserver et d’assurer sa durabilité. Elle a précisé que 80 % des stocks halieutiques sont constitués de poissons pélagiques, avec le sardine en tête, par rapport à une proportion plus faible de poissons blancs.
La secrétaire d’État a noté que le marché est soumis à la loi de l’offre et de la demande, mais que le ministère a pris un certain nombre de mesures pour renforcer l’approvisionnement des marchés nationaux. Parmi celles-ci, en coordination avec le ministère de l’Industrie et du Commerce, elle a annoncé un interdit d’exportation du sardine congelée à partir du 1er février prochain, afin de garantir la disponibilité de ce produit suite à une diminution des quantités de sardine proposées sur le marché.
Dans le même contexte, Driouch a confirmé que le gouvernement déploie des efforts continus pour garantir un approvisionnement des marchés nationaux en divers produits alimentaires, tout en travaillant, en coordination avec les autorités compétentes, à la régulation des prix et à la lutte contre les pratiques illégales et la spéculation.
Elle a noté que les prix des poissons restent relativement raisonnables, même s’ils sont affectés par plusieurs facteurs, dont les conditions climatiques, le coût des sorties de pêche, la chaîne du froid, ainsi que les marges des intermédiaires et des détaillants. Elle a considéré que l’interdiction d’exporter le sardine congelée aidera à maintenir les prix à des niveaux acceptables.
En ce qui concerne le soutien à la pêche artisanale, la secrétaire d’État a souligné que cette activité représente un élément essentiel du secteur de la pêche maritime, en raison de ses rôles économiques et sociaux importants. Elle contribue à hauteur de 34 % de la valeur totale des déchargements de la pêche côtière et artisanale, qui a atteint l’année dernière près de 3,4 milliards de dirhams.
Elle a également noté que le chiffre d’affaires annuel des embarcations de pêche artisanale avait triplé, estimant que ces résultats reflètent l’efficacité des mesures prises, à travers l’élaboration de plans de gestion, la modernisation de huit réserves marines, ainsi que la réalisation de 48 villages de pêcheurs et de points de déchargement équipés pour la commercialisation des produits halieutiques.

