Un juge fédéral empêche le gouvernement américain de fouiller les appareils des journalistes

Un juge fédéral empêche le gouvernement américain de fouiller les appareils des journalistes

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Un juge fédéral américain a interdit, hier mercredi, aux responsables gouvernementaux de fouiller les dispositifs électroniques confisqués la semaine dernière à une journaliste du quotidien Washington Post, une décision perçue par les observateurs comme un signal en faveur de la protection de la liberté de la presse.

Le juge William Porter a rendu un verdict stipulant qu’aucun examen des matériaux saisis chez la journaliste Hannah Natanson ne peut avoir lieu tant qu’une action en justice relative à la perquisition de son domicile est en cours. Il a souligné que le gouvernement doit conserver les biens saisis sans y avoir accès jusqu’à ce qu’un ordre judiciaire ultérieur l’y autorise.

Natanson couvre les nouvelles du gouvernement fédéral américain et s’était intéressée aux licenciements d’employés à Washington après l’entrée en fonction du président Donald Trump au début de son second mandat.

Selon le Washington Post, les autorités ont saisi, lors d’une perquisition au domicile de la journaliste en Virginie le 14 janvier, son ordinateur professionnel et personnel, ainsi que son téléphone portable et sa montre connectée.

De son côté, la ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, a déclaré que la perquisition s’inscrivait dans le cadre d’une enquête liée à une fuite présumée au sein du département de la Défense des États-Unis, dans un contexte de renforcement des restrictions imposées aux médias depuis le retour de Trump à la présidence.

Des agents du FBI ont informé la journaliste qu’elle n’était pas sous enquête, mais des critiques ont averti que cette démarche pourrait établir un précédent dangereux pour la liberté de la presse aux États-Unis.

Dans un communiqué, le Washington Post a affirmé que la saisie des outils de collecte d’informations de sa correspondante « limite la liberté d’expression et entrave le travail journalistique, et inflige un préjudice irréparable tant que le gouvernement détient ces matériaux ».

Le journal a demandé à la cour de rendre un ordre immédiat pour le retour de tous les matériaux saisis et d’interdire leur utilisation, avertissant que toute mesure moins contraignante pourrait inciter à de futures perquisitions dans des salles de rédaction et rendre la censure par le biais d’ordonnances de perquisition une pratique courante.

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