Le gouvernement australien a commencé à étudier un projet de loi visant à interdire l’entrée aux personnes venant d’Égypte et de plusieurs autres pays musulmans considérés par les autorités comme des « foyers de terrorisme », dans le but de renforcer la politique d’immigration et d’améliorer la sécurité nationale.
Selon des sources médiatiques australiennes, le projet inclut plus de 12 pays et territoires, dont l’Afghanistan, la Somalie, le Yémen, la Palestine et les Philippines, en mettant l’accent sur certaines zones en Égypte jugées à risque élevé. Le texte de loi propose également de suspendre l’émission de visas pour ces régions pendant une durée pouvant aller jusqu’à trois ans, comme l’ont rapporté des médias locaux tels que Sky News et News.com.au.
Angus Taylor, le chef du Parti libéral nouveau, a déclaré dans une interview pour l’émission « Sunrise » que l’objectif de cette nouvelle politique est de protéger les valeurs nationales australiennes, expliquant : « Nous croyons à la liberté d’expression et de religion. Ceux qui ne respectent pas ces valeurs ne devraient pas entrer dans notre pays. »
Pour sa part, la vice-leader du parti, Jane Hume, a souligné l’importance de l’immigration qualifiée, affirmant que les immigrants doivent contribuer à la société et à l’économie, au-delà de simplement respecter la démocratie et l’État de droit.
Cette orientation s’inscrit dans un contexte mondial de durcissement des politiques migratoires. Les États-Unis et le Royaume-Uni avaient déjà imposé des restrictions à l’entrée des citoyens de certains pays pour des raisons de sécurité, dans le but de garantir la sécurité et de protéger la stabilité sociale.



