L’Union européenne confirme : l’autonomie, la solution la plus réaliste pour résoudre le conflit du Sahara.

L’Union européenne confirme : l’autonomie, la solution la plus réaliste pour résoudre le conflit du Sahara.

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L’Union européenne confirme : l’autonomie est l’option la plus réaliste pour résoudre le conflit du Sahara

Dimitri Tsantchef, ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, a réaffirmé, ce mardi, la profondeur des relations stratégiques entre le royaume et l’Union européenne, affirmant que leur partenariat de longue date repose sur un dialogue continu entre toutes les parties.

Lors d’une conférence de presse au siège de l’Union européenne à Rabat, l’ambassadeur a mis en lumière le conseil mixte entre le Maroc et l’Union européenne qui s’est tenu à Barcelone fin janvier dernier, confirmant l’engagement des 27 États membres à renforcer ce partenariat pour le rendre plus inclusif et efficace.

Tsantchef a annoncé que le conseil avait permis à l’Union européenne de définir sa position officielle concernant le dossier du Sahara marocain, soulignant le soutien de l’Union et du Conseil de ses membres aux efforts déployés par le secrétaire général des Nations Unies et son émissaire personnel, s’appuyant sur le plan d’autonomie marocain. L’ambassadeur a déclaré : « Les solutions basées sur l’autonomie représentent parmi les options les plus réalistes et applicables, avec la nécessité d’impliquer toutes les parties pour soumettre des propositions pour une solution finale acceptable pour tous. »

Il a ajouté que le Maroc constitue un partenaire stratégique indispensable dans plusieurs domaines, notamment la migration, le changement climatique, la sécurité énergétique et la stabilité régionale en Afrique du Nord et dans la région du Sahel, en plus de son rôle fondamental dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

Dans le cadre des grandes initiatives, l’ambassadeur a souligné la contribution du Maroc à la « Charte de la Méditerranée » lancée par l’Union européenne pour favoriser la coopération avec les pays du sud de la Méditerranée dans les domaines du développement durable, de l’énergie propre, de l’éducation et de la sécurité. Cette charte comprend plus de 100 initiatives concrètes, dont des projets d’énergie renouvelable, la création d’une université méditerranéenne et un système d’alerte précoce basé sur l’intelligence artificielle pour faire face aux catastrophes naturelles.

Tsantchef a également mentionné l’impact de la coopération euro-marocaine sur la vie quotidienne des citoyens, mettant en avant le programme « Karama » qui a soutenu l’élargissement de la protection sociale au Maroc, touchant des millions de citoyens, d’enfants et de personnes âgées, dans le cadre des efforts visant à améliorer la couverture sociale numérique et à renforcer la transparence du soutien direct.

L’ambassadeur a confirmé que le Maroc constitue un pont pour renforcer la coopération euro-africaine, en particulier en matière de stabilité, de développement et de sécurité dans le Sahel, affirmant que l’expérience du royaume dans la lutte contre le terrorisme fournit une base solide pour renforcer la coopération dans ces domaines vitaux.

Il a conclu en affirmant que le partenariat entre le Maroc et l’Union européenne continue d’évoluer, soutenant des programmes de développement économique et social, favorisant la transition énergétique et renforçant la gouvernance, contribuant ainsi à la stabilité et à la prospérité régionales. Il a ajouté : « Nous sommes optimistes quant à l’avenir de la coopération, où nos visions se croisent dans des domaines de croissance durable, d’autonomisation des jeunes et d’investissement dans un avenir commun. »

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