Vers une meilleure prise en charge des familles marocaines
La ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naima Ibn Yahiya, a souligné que les résultats du récent étude nationale sur la famille vont servir d’outil fondamental pour l’élaboration des programmes ministériels, en particulier pour mieux cibler les populations vulnérables et les zones les plus nécessitantes. Ainsi, ces données permettront d’adapter les services aux besoins réels des familles marocaines.
Un contexte familial en mutation
Dans une réponse écrite destinée à la députée Latifa Abouht, membre du groupe Haraki à la Chambre des représentants, Ibn Yahiya a décrit cette recherche comme une étape cruciale pour mieux comprendre les dynamiques qui façonnent la famille marocaine aujourd’hui. Elle a ajouté que les premières données mettent en lumière des tensions croissantes, tant économiques que sociales, au sein des ménages, tout en révélant une évolution des rôles familiaux, notamment avec l’augmentation de la participation des femmes sur le marché du travail.
Des défis cruciaux à relever
Les résultats de l’enquête indiquent également une montée des besoins de conciliation entre vie professionnelle et familiale, ainsi qu’une demande accrue pour des services de proximité et d’assistance sociale, touchant particulièrement les enfants et les personnes âgées. Ces réalités renforcent la pertinence des choix stratégiques adoptés par le ministère, qui vise à instaurer une approche globale et intégrée afin de renforcer la résilience et la cohésion des familles.
Réformes et initiatives en cours
En réponse à ces enjeux, le ministère déploie une série de programmes visant à compléter et à mettre en œuvre la politique publique en faveur de la famille, avec une vision à l’horizon 2035. Cette initiative cherche à établir un cadre national intégré pour soutenir et autonomiser les familles, tout en renforçant leur rôle éducatif et préventif.
Les mesures incluent également le développement de services de proximité adaptés aux familles en situation de vulnérabilité, ainsi que l’intégration de considérations familiales dans toutes les politiques publiques sociales.
Vers des solutions préventives
Ibn Yahiya a également souligné l’importance de promouvoir des mécanismes de médiation familiale non judicialisés, visant à prévenir l’escalade des conflits familiaux grâce à la formation de médiateurs qualifiés et à un soutien accru aux associations œuvrant dans ce domaine. La création d’espaces familiaux à multiples services, offrant conseils et soutien social, est également en cours, afin de sensibiliser les familles aux dangers liés à l’addiction et aux comportements à risque.
Éducation et développement des compétences parentales
Sur le plan de l’éducation parentale, la ministre a précisé que le ministère mise sur le renforcement des capacités des acteurs du terrain, notamment par la formation des professionnels et le soutien des initiatives locales visant à améliorer les compétences en communication familiale et la gestion des relations au sein du foyer.
De plus, une stratégie nationale pour promouvoir l’économie du care est en cours d’élaboration, visant à élargir les services de garde d’enfants et à alléger le poids des responsabilités non rémunérées, en particulier pour les femmes.
Un engagement à long terme
Le ministère s’engage à appliquer le programme opérationnel de la politique publique intégrée pour la protection de l’enfance 2023-2026, en renforçant les structures locales et en mettant en place des campagnes de sensibilisation ciblées pour enfants et familles. Les institutions de protection sociale poursuivent leur collaboration avec des partenaires nationaux pour lutter contre l’absentéisme scolaire et améliorer le soutien psychologique pour les jeunes, en tenant compte des situations les plus précaires.
Ces différentes initiatives illustrent un engagement fort en faveur du soutien et de l’émancipation des familles marocaines, face à des défis sociaux en constante évolution.
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