CNSS: Les défonceurs des droits

CNSS: Les défonceurs des droits

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Justifier l’injustifiable !

En voilà, la nouvelle trouvaille. Un communiqué officiel sur le site du PJD (Lisez Parti de la Justice et du développement) a reconnu, ce samedi, que deux ministres, qui relèvent de cette chapelle, ne déclaraient pas leurs employés à la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS, en acronyme). Le premier est ex-ministre de la Justice et actuel ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme. L’autre, est ministre de l’Emploi. Le premier était, avant de devenir ministre avocat. L’autre aussi. Le communiqué en question, qui relate des heures d’auditions, a fini par conclure que la commission relevant du même parti les salue. Pour ? L’un, pour avoir été très généreux avec la défunte assistante. L’autre, pour avoir réglé la situation de ses « employés ». Pourtant, peu de temps avant, ils avançaient qu’il n’en était rien et que les deux responsables ministériels, dans le gouvernement dont le chef n’est autre que le secrétaire général du PJD, faisaient l’objet d’une « cabale ».
Sans être spécialiste de droits, le communiqué, en lui-même, est une reconnaissance d’abus. Point, on ne revient pas à la ligne. L’on imagine, facilement, que cela a pris du temps, beaucoup de temps, pour trouver les formulations pour noyer le poisson. Raté ! Il enfonce davantage les « indélicats » !
Au regard des statistiques de la CNSS, mises à nue sous le Covid-19, il est clair qu’ils ne sont pas les seuls. N’empêche, que, vu leurs statuts respectifs, ils n’auraient pas dû tenter d’induire en erreur l’opinion publique. Pire encore, leurs statuts ne leur permet nullement d’être en porte à faux par rapport aux lois du pays. Alors même qu’ils sont censés donner l’exemple. Ce n’est pas le cas !
De manière basale, un connaisseur de la loi, qu’il est censé défendre, ne peut tomber dans un tel non-sens.

L’auto-absolution n’est pas une « solution ». C’est un crime voulu sans châtiment !

 

Par Gadi Abdelhadi

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