Le plaidoyer du CESE pour une meilleure intégration du Maroc en Afrique

Le plaidoyer du CESE pour une meilleure intégration du Maroc en Afrique

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Le Conseil économique, social et environnemental(CESE), par la voix de son président Ahmed Reda Chami, a présenté, ce mercredi 30 septembre, son Rapport relatif à l’intégration régionale du Maroc en Afrique.

 

En effet, s’il est incontestable que les relations entre le Royaume et ses différents partenaires de l’Afrique subsaharienne ont connu un bond exceptionnel, à la faveur des visites royales dans différents pays, et la multitude des accords et autres conventions signés entre le Maroc et ces Etats, il n’en demeure pas moins en deçà des potentialités que ces liens recèlent.

Plus particulièrement au niveau des échanges commerciaux. Raison pour laquelle le CSES a pris sur lui de décortiquer ces relations, tout en émettant une série de propositions devant participer à leur raffermissement. D’ailleurs, c’est dans de ce sens que le président du Conseil prône un mode d’action de manière à « promouvoir un partenariat mutuellement avantageux en termes de développement économique, de consolidation de la solidarité, de partage de savoir-faire et d’amélioration du bien-être des populations ».

Or, en vue d’atteindre ces objectifs, inscrits au fronton de la politique africaine du Maroc, voulue et actée par le Roi Mohammed VI, plusieurs axes d’action sont émis par le Rapport.

Il s’agit, entre autres, d’ériger l’intégration régionale du Maroc en Afrique en tant que priorité. Aussi, le document appelle-t-il au renforcement des instruments d’intégration aux plans régional et continental. Ce qui ne pourrait donner les fruits escomptés en l’absence de la cohérence et de la complémentarité nécessaires entre les différents partenaires autant privés que publics. De même qu’il s’avère impératif de procéder à l’opérationnalisation et le renforcement des instruments de coopération sur le plan bilatéral.

Par ailleurs, le document du CESE préconise la création de chaînes de valeurs régionales, devant être à forte valeur ajoutée ayant un impact sur les populations. Et le Rapport de citer les secteurs de l’agro-industrie, l’enseignement supérieur, le textile, l’automobile, le tourisme, l’industrie culturelle, le développement durable, pour ne citer que ceux-là.

Sur les 15 dernières années, les échanges entre le Maroc et les pays de l’Afrique subsaharienne ont connu un bond de 20% pour atteindre 40,50 milliards de dirhams en 2018. En termes de répartition géographique, 58% de ces échanges se concentrent en Afrique de l’Ouest, alors que 15,5% se font avec l’Afrique de l’Est.

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