Algérie. La Colère !

Algérie. La Colère !

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Des centaines d’Algériens sont descendus, mercredi 10 février, dans la rue à Touggourt (688 km au sud d’Alger) pour dénoncer la dégradation des conditions sociales, ainsi que l’exclusion, selon les médias algériens, relayés par la MAP.

D’après des vidéos et photos de la manifestation publiées sur les réseaux sociaux, ces citoyens de cette région dans le nord-est du Sahara algérien ont manifesté pour réclamer de l’emploi et dire « non à la hogra ».

Sur les banderoles déployées, les manifestants s’en sont pris aux responsables locaux en charge du secteur de l’emploi et ont réclamé des enquêtes sur les procédures de recrutement, relate la même source.

Ils ont scandé des slogans hostiles aussi à l’actuel gouvernement qu’ils accusent d’être incapable de trouver des solutions aux problèmes socio-économiques qui ronge le pays.

« L’Etat ne nous a rien donné : ni travail ni quoi que ce soit. Nous avons beau frapper à toutes les portes, il n’y a rien du tout. La seule alternative qui nous reste c’est de sortir dans la rue et de brûler les pneus », explique un jeune chômeur, dans une vidéo publiée sur « Facebook ».

« C’est celle-là l’Algérie nouvelle qu’on nous a promis ? Nous n’avons rien vu venir ! », lâche-t-il avec dépit. « Nous revendiquons notre droit au travail », réclame-t-il.

« Nous en avons marre de cette situation. El Hassi (gisement pétrolier de Hassi-Messaoud) est juste à nos côtés, mais nous quémandons un travail », s’insurge un autre jeune.

Le 5 février, des manifestants avaient fermé la route nationale N°3 en soutien aux manifestants qui avaient tenté une marche vers Alger avant que les forces de l’ordre ne les empêchent.

Et de rappeler que depuis quelques semaines, des marches et rassemblements se sont déroulés dans plusieurs régions algériennes, notamment à Alger, Laghouat, Jijel ou en Kabylie, malgré l’interdiction de manifester, pour réclamer du travail et l’amélioration des conditions de vie des habitants, mais aussi pour dénoncer la poursuite des violations des droits de l’Homme et réclamer la dignité et l’instauration d’un régime démocratique.

Bravant cette interdiction de tout rassemblement public en raison de la pandémie de Covid-19, les manifestants ont réclamé aussi la libération des prisonniers du Hirak, le mouvement de protestation anti-régime qui a chassé, début 2019, le président Abdelaziz Bouteflika du pouvoir après 20 ans de règne.

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