Le rapport de CaixaBank Research indique que l’économie marocaine a affiché une solide performance en 2025, avec un produit intérieur brut (PIB) en croissance de 5,5 % par rapport à l’année précédente au cours du deuxième trimestre. Cette progression est attribuée à la reprise du secteur agricole, à la poursuite des investissements majeurs dans les projets d’infrastructure, ainsi qu’à la résistance de la consommation des ménages, qui a continué de soutenir la dynamique économique.
La banque espagnole souligne que l’investissement a joué un rôle central dans l’impulsion de la croissance, grâce à des projets stratégiques dans les domaines de l’eau, de l’énergie et des transports, ainsi qu’aux préparatifs des événements sportifs internationaux. De plus, les flux de capitaux étrangers et les réformes institutionnelles ont contribué à améliorer l’environnement des affaires et à renforcer la confiance des acteurs économiques.
Sur le plan externe, le rapport fait état d’une amélioration significative des exportations marocaines, notamment dans les secteurs du tourisme, de l’industrie automobile et des engrais, avec près de 70 % des exportations du royaume dirigées vers les pays de l’Union européenne, soulignant ainsi l’importance de la coopération commerciale avec les marchés européens.
Cependant, le déficit du compte courant s’est creusé, s’élevant à environ 2,3 % du PIB, contre 1,2 % l’année précédente, en raison d’une augmentation des importations concomitante à la forte activité d’investissement. Cela survient malgré la bonne performance des exportations, des revenus du tourisme et des transferts des Marocains résidant à l’étranger.
Sur le plan monétaire, le rapport indique que les pressions inflationnistes ont nettement diminué, avec un taux d’inflation général et de base établi en dessous de 1 % au cours de l’automne 2025. Cela a permis à Bank Al-Maghrib de réduire son taux d’intérêt directeur à 2,25 % en mars, après l’avoir maintenu à 3 % pendant cinq trimestres, tout en garantissant la stabilité du taux de change par rapport à un panier de dollars et d’euros.
Les finances publiques ont également connu une amélioration, le niveau de la dette publique ayant reculé à environ 67 % du PIB, tandis que les efforts pour améliorer la collecte des impôts et maîtriser les dépenses ont contribué à ramener le déficit budgétaire à environ 3,8 % du PIB.
Malgré ces indicateurs positifs, le rapport met en garde contre le maintien d’un taux de chômage élevé, aux alentours de 13 %, particulièrement dans le secteur agricole, qui emploie environ 30 % de la main-d’œuvre et fait face à des défis croissants liés à la récurrence des périodes de sécheresse.
En conclusion, l’institution estime que l’économie marocaine poursuit sa trajectoire de croissance, soutenue par les investissements dans les infrastructures, la dynamique du secteur privé et la stabilité de la demande extérieure, tout en soulignant la nécessité d’accélérer les réformes structurelles liées au marché du travail et de renforcer la capacité d’adaptation aux impacts des changements climatiques.
