Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a annoncé le lancement des travaux préparatoires pour la généralisation des « groupes de santé territoriaux » dans les différentes régions du royaume, une initiative visant à restructurer l’offre de soins nationale et à rapprocher les centres de décision du terrain. Lors d’une séance de questions orales au Conseil des conseillers, le ministre a précisé que ce projet repose sur l’établissement d’un cadre organisationnel garantissant une coordination complète entre les directions régionales et les hôpitaux universitaires, accompagnée de budgets régionaux indépendants et de programmes d’action temporaires dessinant une carte claire des parcours de soins en fonction des spécialités.
Le responsable gouvernemental a souligné que le ministère se base sur le succès du modèle à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, qui a commencé à exercer ses compétences effectivement en octobre 2025. Ce modèle a permis de regrouper un hôpital universitaire avec 22 hôpitaux et 295 centres de santé, ainsi qu’environ 7 000 professionnels de la santé sous une même institution publique, ce qui a notablement contribué à réduire les délais de gestion et améliorer la rapidité de la prise de décision régionale.
En se basant sur ces indicateurs positifs, Tahraoui a déclaré que l’objectif est de généraliser ce modèle de manière progressive au cours de l’année 2026, selon la préparation de chaque région en termes d’organisation et de ressources humaines. Ce déploiement sera accompagné de l’établissement d’un système d’information régional unifié reliant les différentes institutions sanitaires, permettant ainsi de suivre le parcours de soins du patient de manière coordonnée et précise, ce que le ministère considère comme l’épine dorsale de la réforme de la gouvernance sanitaire, conformément à la loi n° 08.22.
Dans un contexte de « colère syndicale » qui accompagne cette transition, le ministre a insisté sur le fait que le gouvernement a récemment approuvé 11 décrets fixant les dates de démarrage effectif des groupes de santé dans l’exercice de leurs missions, affirmant que le ministère adopte une approche progressive et responsable pour tirer des leçons des expériences de terrain. Ce nouvel axe vise à mettre fin à la fragmentation de l’offre de soins et à offrir un service public cohérent garantissant aux citoyens un parcours de soins efficace et clair au sein de leur région.
