Le Président du gouvernement, M. Aziz Akhannouch, est arrivé aujourd’hui, lundi, à Davos, en Suisse, pour représenter le Maroc lors de la 56e réunion annuelle du Forum économique mondial, qui se déroulera jusqu’au 23 janvier, avec la participation notable d’environ 400 responsables politiques du monde entier, dont environ 65 chefs d’État et de gouvernement.
M. Akhannouch dirige une délégation officielle composée notamment de la ministre de l’Économie et des Finances, Mme Nadia Fettah, ainsi que du directeur général de l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations, M. Ali Sadiki, dans le cadre d’une participation marocaine visant à renforcer la présence du Royaume dans les discussions économiques internationales majeures.
Cette édition du Forum de Davos se tient sous le thème « Esprit de dialogue », avec la participation d’environ 3000 personnalités venues de plus de 130 pays, dans un contexte international délicat caractérisé par des transformations géopolitiques, technologiques et sociétales rapides.
Cette session se distingue par un niveau de présence gouvernementale sans précédent, avec la participation de six dirigeants du G7, de 55 ministres de l’Économie et des Finances, de 33 ministres des Affaires étrangères, de 34 ministres du Commerce, ainsi que de onze gouverneurs de banques centrales, en plus d’environ 850 directeurs généraux et présidents des plus grandes entreprises mondiales, et d’une centaine de fondateurs de start-ups et d’acteurs technologiques.
Le Forum se positionne comme un espace neutre de dialogue et de coopération, réunissant des décideurs publics, des leaders d’entreprises, des représentants de la société civile, des organisations internationales et des milieux académiques, dans le but de développer des solutions pratiques aux défis mondiaux actuels.
Le programme de cette édition, s’inscrivant dans une tradition de plus de cinquante ans de dialogue entre le secteur public et le secteur privé, se concentre sur la recherche de solutions à long terme aux enjeux interconnectés, tout en explorant de nouvelles perspectives de croissance, de résilience et d’impact positif durable.
Les discussions devraient aborder les moyens de renouveler la coopération internationale face aux tensions normatives, aux pressions des alliances, et à la baisse du niveau de confiance, ainsi que l’anticipation de nouveaux modèles de coopération confrontés à la redéfinition des concepts de sécurité, de souveraineté et d’intégration mondiale.
Les débats porteront également sur la gestion des risques géopolitiques, la situation de l’incertitude économique, et l’exploitation responsable de l’innovation, notamment des technologies émergentes comme l’intelligence artificielle générative, tout en cherchant des voies pour renforcer la compétitivité et la croissance inclusive.
La dimension humaine sera particulièrement mise en avant lors de cette session, avec un accent sur l’investissement dans les compétences, l’adaptation du marché de l’emploi et l’amélioration du bien-être, ainsi que sur les moyens de reconstruire la prospérité tout en respectant les équilibres environnementaux, à travers des systèmes énergétiques plus durables.

