La régularisation des gardiens de sécurité privée liée à la révision des sanctions appliquées aux entreprises, selon Younes Skouri.

La régularisation des gardiens de sécurité privée liée à la révision des sanctions appliquées aux entreprises, selon Younes Skouri.

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يونس السكوري

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Younes Sekouri, ministre de l’Intégration économique, des petites entreprises, de l’emploi et des compétences, a affirmé que la résolution des problèmes auxquels font face les agents de sécurité privés au Maroc passe par une révision du Code du travail, notamment en ce qui concerne les mesures pénales et répressives appliquées aux entreprises enfreignant les lois en vigueur.

Lors de la séance hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants, Sekouri a précisé que le gouvernement s’était engagé à clore ce dossier avant le 1er mai prochain, en se basant sur les dispositifs juridiques disponibles et en coordination avec l’institution législative et les partenaires sociaux.

Le ministre a indiqué que cette réforme législative soulevait deux questions centrales relative au salaire mensuel et au nombre d’heures de travail, considérant que les amendes actuellement en vigueur, limitées à 500 dirhams pour non-déclaration des travailleurs, et d’un plafond de 20 000 dirhams pour chaque entreprise, ne suffisaient plus à dissuader les infractions. Il a ajouté qu’il avait demandé aux syndicats de présenter leurs propositions concernant le système répressif à adopter.

Sekouri a souligné que l’Inspection du travail joue son rôle en surveillant le respect des lois, mais que son intervention reste limitée en l’absence d’une révision complète du Code du travail, insistant sur le fait que le respect des droits des travailleurs s’inscrit dans le cadre des principes des droits de l’homme et du respect des lois du pays.

De plus, le ministre a affirmé que cette démarche avait été confirmée lors des rondes de dialogue social, en insistant sur la nécessité de mettre en place un Code du travail qui bénéficie d’un consensus au sein du Parlement, considérant que le gouvernement est responsable de la protection des droits des citoyens. Dans ce contexte, le député Mohamed Siymo a déclaré que la catégorie des agents de sécurité privés souffre d’anomalies juridiques, appelant à l’adoption d’un nouveau texte législatif garantissant leurs droits.

Dans un autre registre, Sekouri a révélé que près de 50 conventions collectives avaient été signées dans plusieurs secteurs durant ce mandat gouvernemental, comparativement à un rythme lent dans les périodes précédentes. Il a souligné que ces conventions offrent des avantages supplémentaires résultant du consensus entre les travailleurs et les entreprises.

Le ministre a salué les accords conclus dans des secteurs tels que l’industrie automobile et l’embouteillage des eaux minérales, expliquant que ce type de conventions garantit trois années de paix sociale, établissant des normes claires pour l’emploi et la promotion, tout en mettant en place de nouveaux mécanismes de solidarité au sein des entreprises.

Il a ajouté que son ministère avait donné des instructions pour éviter de signer des conventions collectives formelles qui n’apportent pas de valeur ajoutée, soulignant qu’elles doivent compléter les législations en vigueur et offrir de nouveaux avantages aux travailleurs, notant la prise de conscience croissante chez de nombreuses entreprises à cet égard.

Dans ce contexte, le ministre a insisté sur l’importance du rôle du Observatoire national du marché du travail, en raison des études qu’il réalise, révélant qu’environ 15 études étaient en préparation pour publication ultérieure, dans le cadre du soutien aux politiques publiques liées à l’emploi, tout en saluant les efforts gouvernementaux déployés pour élaborer des cartographies de l’emploi au cours de l’année écoulée.

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