Lancement du premier sommet IAAPA au Maroc pour promouvoir le secteur du divertissement et les investissements touristiques.

Lancement du premier sommet IAAPA au Maroc pour promouvoir le secteur du divertissement et les investissements touristiques.

- in Economie

À Marrakech, se tient aujourd’hui, lundi, la première édition du « Sommet IAAPA Maroc », organisée en collaboration entre l’Association internationale des parcs d’attractions et des attractions (IAAPA) et la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT). Cet événement a pour but de promouvoir les investissements touristiques en vue de la Coupe du Monde de football 2030 et de développer le secteur de l’industrie du divertissement au Maroc comme levier économique et touristique.

Lors de la première journée de la cime, Fatima Zahra Amor, la ministre chargée du tourisme, a salué le succès du Maroc dans l’organisation d’une édition exceptionnelle de la Coupe d’Afrique des nations, soulignant que ce championnat a montré la capacité du royaume à accueillir des événements majeurs selon des normes internationales, renforçant ainsi sa position en tant que destination touristique de choix. Elle a également indiqué que le Maroc a enregistré en 2025 un record avec près de 20 millions de touristes, affichant une croissance de 53 % par rapport à 2019, dépassant largement les taux de croissance touristique mondiaux.

De son côté, Imad Berakad, directeur général de la SMIT, a souligné le rôle stratégique de l’entreprise en tant que partenaire clé pour les investisseurs, précisant que la SMIT dépasse son rôle d’opérateur public pour devenir un facilitateur des investissements et un accélérateur de l’exécution des projets touristiques à l’échelle des différentes régions du royaume. Il a ajouté que l’entreprise adopte une approche de terrain visant à accompagner les investisseurs « projet par projet » et « territoire par territoire », en mettant l’accent sur le développement du secteur du divertissement et de l’animation comme une priorité stratégique, en soulignant que le moment actuel est idéal pour investir grâce à la disponibilité de toutes les conditions et garanties.

Berakad a également mentionné que l’horizon de l’organisation de la Coupe du monde 2030 constituera un fort catalyseur pour accélérer les projets d’infrastructure et les investissements dans le secteur du divertissement, ajoutant que l’impact attendu de cet événement dépasse le cadre sportif pour devenir un levier de développement d’un écosystème touristique intégré.

Dans son discours d’ouverture, la ministre Fatima Zahra Amor a affirmé que le Maroc représente « une terre d’expériences » grâce à sa diversité naturelle unique, ce qui en fait un lieu idéal pour des villes récréatives et des projets immersifs. Elle a également mis en avant les programmes incitatifs pour les investisseurs, tels que le nouveau code de l’investissement, qui offre des incitations pouvant atteindre 30 % des dépenses d’investissement, ainsi que des programmes de soutien comme « Go Siyaha » et la « Banque des projets touristiques » pour soutenir les projets de loisirs. Elle a confirmé que l’objectif ne se limite pas à l’organisation de grands événements, mais s’étend à la construction d’un héritage durable pour des systèmes touristiques et de loisirs qui génèrent de la valeur pour les décennies à venir.

Berakad a précisé que la stratégie adoptée repose sur deux axes : le premier consiste à soutenir les petites entreprises et les petits investisseurs pour améliorer l’expérience touristique dans les grandes villes et les zones reculées, tandis que le second concerne les grandes investissements, y compris la création de parcs d’attractions majeurs d’une valeur allant de 5 millions à 300 millions d’euros. Il a insisté sur le fait que l’investissement dans les secteurs du divertissement et de la récréation est un moteur essentiel pour prolonger la durée de séjour des touristes et garantir des visites répétées au royaume.

Les activités du sommet se poursuivront jusqu’à mardi, axant les discussions sur les tendances européennes dans le secteur du divertissement, l’accélération de la croissance de l’écosystème de loisirs et des attractions, ainsi que le suivi de la croissance des hôtels et des stations dans ce que l’on appelle « l’économie du séjour ».

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