Le Conseil de gouvernement marocain, présidé par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, discutera jeudi prochain, le 8 janvier 2026, d’un projet de décret concernant la création et l’organisation de l’Académie marocaine des métiers de l’aviation. Cette initiative figure à l’ordre du jour, qui comprend plusieurs projets de lois et décrets visant à soutenir le développement professionnel et économique.
Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, le Conseil se réunira à Rabat et commencera par l’examen d’un projet de loi relatif à l’organisation de la profession d’avocat, suivi de l’examen de deux projets de décrets. L’un de ces projets porte sur l’établissement d’une rémunération pour les services offerts par les établissements de formation hôtelière et touristique, tandis que l’autre est dédié à la création et à l’organisation de l’Académie marocaine des métiers de l’aviation. Ce projet vise à renforcer la formation spécialisée dans le secteur de l’aviation et à répondre aux besoins du marché national dans ce domaine dynamique.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts continus de l’État pour développer le système de formation professionnelle et universitaire, en particulier dans les secteurs stratégiques à forte valeur ajoutée, tels que l’aviation civile et les services qui y sont associés. L’objectif est d’aligner la formation sur les exigences du marché national et international, tout en fournissant des compétences techniques hautement qualifiées.
L’Académie est prévue pour offrir une gamme de programmes de formation multidisciplinaires dans les métiers de l’aviation, y compris la maintenance aéronautique, la navigation aérienne, la gestion aéroportuaire et la sécurité aérienne, ainsi qu’une formation spécialisée dans de nouveaux domaines en adéquation avec les évolutions technologiques et les normes internationales. Ce projet est perçu comme une étape importante vers l’affirmation du Maroc en tant que pôle régional dans l’industrie et la formation aéronautiques, soutenant l’emploi et renforçant l’insertion professionnelle des jeunes.
L’inclusion de la création de l’Académie dans l’ordre du jour du Conseil de gouvernement témoigne de l’intérêt de l’autorité exécutive à renforcer les capacités de formation nationales dans un secteur vital en pleine croissance, qui nécessite la préparation de ressources humaines qualifiées pour en accompagner le développement aux niveaux local et régional.
