La Fédération Royale Marocaine de Football n’a laissé aucune place au doute ou à l’interprétation en présentant un dossier juridique solide à la Confédération Africaine de Football (CAF), exigeant le retrait du titre de la Coupe d’Afrique 2025 au profit de l’équipe sénégalaise. Les autorités marocaines qualifient l’événement de « farce arbitrale et comportementale » ayant marqué la finale, en violation flagrante des règlements régissant la compétition.
Le Maroc n’a pas abordé ce conflit dans un esprit d’émotion ou de réaction impulsive, mais a plutôt armé son argumentaire légalement, s’appuyant sur des textes précis du cahier des charges de la CAF, en particulier l’article 35 concernant les abandons, qui ne laisse aucune marge d’interprétation lorsque l’intégrité des matchs est en jeu.
L’article 82 stipule clairement que toute équipe se retirant, refusant de continuer à jouer ou quittant le terrain avant le terme du temps réglementaire sans l’autorisation de l’arbitre est considérée comme perdante et éliminée de la compétition. Cette situation, affirment des sources informées, s’applique parfaitement à ce qui s’est passé lors de la finale, où le déroulement normal du match a été perturbé à un moment décisif, en dehors de toute réglementation légale.
Plus inquiétant encore, l’article 84 va au-delà, prévoyant des sanctions automatiques pour toute équipe enfreignant les articles 82 et 83, incluant l’élimination définitive et une défaite par 3-0, tout en laissant la porte ouverte à la commission d’organisation pour prendre des mesures supplémentaires. Rabat considère cela comme une base légale solide qui ne se limite pas à annuler le résultat du match, mais qui vise également à retirer le titre à ceux qui l’ont obtenu en dehors de l’esprit de la loi.
Dans ce contexte, la Fédération Royale Marocaine insiste sur le fait que la question n’est pas un simple affrontement sportif avec une équipe en particulier, mais une lutte essentielle pour défendre l’intégrité des compétitions africaines et refuser de transformer les finales continentales en théâtres de désordre ou en décisions biaisées.
Rabat estime que la CAF est aujourd’hui face à un véritable test de crédibilité : soit elle applique les règles telles qu’elles sont écrites, sans favoritisme ni considérations politiques, soit elle établit un précédent dangereux qui compromettra ce qui reste de la confiance dans le football africain.
Des sources au sein de la fédération soulignent que le Maroc ne se contentera pas d’un « traitement rapide des dossiers », considérant que passer sous silence des violations de cette ampleur équivaut à légitimer le désordre et à ouvrir la porte à des scénarios similaires à l’avenir, au détriment des équipes qui respectent la loi et ses principes.

