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Le Conseil des représentants a approuvé, ce mardi, le projet de loi n° 59.21 relatif à l’éducation scolaire lors d’une seconde lecture, après son renvoi du Conseil consultatif et l’introduction de modifications.
Le vote a eu lieu avec l’approbation de 45 députés et l’opposition de 20, sans aucune abstention.
Les députés de l’opposition ont critiqué ce qu’ils appellent la cupidité de certains acteurs du secteur privé, appelant à un plafonnement des bénéfices et à la redirection d’une partie des revenus des établissements privés en faveur de l’enseignement public, tout en mettant en garde contre un abandon progressif du secteur public.
Le ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement préscolaire et des sports, Mohamed Saad Berada, a précisé que le projet de loi avait été amendé avec 57 modifications au Conseil consultatif et 76 au Conseil des représentants, principalement axées sur l’amélioration de la formulation légale, la correction de certains aspects linguistiques, l’ajout de paragraphes pour renforcer les contenus des articles, ainsi que l’utilisation de termes tenant compte des spécificités régionales.
Le ministre a affirmé que la loi vise à encadrer l’éducation scolaire au cours des prochaines années, en s’appuyant sur une vision prospective qui prend en compte les évolutions technologiques, sociales et économiques, avec pour objectif de créer une nouvelle école marocaine en termes de fonctions, de finalités et de modèle éducatif.
Berada a souligné que le projet ne se limite pas à des rénovations partielles, mais qu’il représente un nouveau contrat entre la nation et son école, faisant de l’éducation un projet sociétal et une préoccupation commune, plaçant l’élève et son développement au cœur de ses priorités.

