Le gouvernement américain envisage de prolonger le déploiement de la Garde nationale à Washington jusqu’à la fin de l’année, alors que cette mission était initialement prévue pour se terminer en février. C’est ce qu’ont rapporté plusieurs médias américains.
Environ 2 500 militaires devraient rester dans la capitale, où leurs missions incluront des patrouilles armées pour soutenir les forces de l’ordre, ainsi que la participation à des programmes de nettoyage et d’embellissement de la ville.
Ce déploiement avait été ordonné en août dernier par le président Donald Trump et a été prolongé une première fois en octobre. Le président avait alors jugé que la présence militaire était nécessaire face à l’augmentation de la criminalité et à ce qu’il considérait comme une réponse insuffisante des autorités locales.
Cette décision fait face à l’opposition de la maire de Washington, Muriel Bowser, et de plusieurs responsables locaux, qui qualifient ce déploiement d’ »injustifié » et à un coût financier élevé. Des estimations indépendantes indiquent que le financement de l’opération dépasse un million de dollars par jour, financé par les contribuables fédéraux.
Le débat autour de cette mission a été ravivé après un incident de tir survenu le 26 novembre dernier près de la Maison Blanche, qui a visé des membres de la Garde nationale de Virginie-Occidentale.
Sur le plan juridique, le déploiement reste contesté, une juge fédérale ayant qualifié l’opération de « illégale » en novembre et ordonné son arrêt. Cependant, la cour d’appel a suspendu cette décision en décembre, autorisant temporairement la poursuite de la mission en attendant la résolution de l’affaire.
Au cours de l’année précédente, le président Trump a également ordonné des déploiements similaires dans d’autres grandes villes américaines, dont Chicago, Los Angeles et Portland, suscitant un débat national sur les limites de l’intervention des forces armées dans les missions de maintien de l’ordre.
La District de Columbia étant directement sous l’autorité fédérale, cela confère au président des pouvoirs étendus en matière de sécurité, ce qui explique la poursuite du déploiement militaire à Washington malgré les réserves locales et les questions persistantes concernant sa légalité et son coût financier.

