Le président américain a averti que les États-Unis interviendraient si les autorités iraniennes tiraient sur des manifestants pacifiques et les tuaient, affirmant que Washington suivait de près les événements et était prêt à agir si nécessaire.
Donald Trump a précisé dans un post sur sa plateforme Truth Social que les États-Unis étaient en état d’alerte et prêts à agir, faisant allusion à la possibilité de mesures directes si la situation sur le terrain se détériorait.
Cette déclaration coïncide avec l’expansion des manifestations qui ont éclaté en raison de la détérioration de la situation économique, s’étendant des grandes villes aux zones rurales après l’annonce des premiers décès chez les manifestants et parmi les forces de sécurité. Selon les autorités, au moins 7 personnes ont perdu la vie en l’espace de deux jours.
Deux décès ont été signalés mercredi, suivis de cinq autres jeudi, dans quatre villes majoritairement peuplées par des membres de la minorité lor, ce qui suscite des inquiétudes quant à un éventuel renforcement de la répression face aux manifestations, surtout avec le déclin de leur ampleur à Téhéran, tandis qu’elles gagnent du terrain dans d’autres régions.
Ces mouvements sont les plus importants depuis les manifestations de 2022, déclenchées par la mort de Mahsa Amini, 22 ans, lors de son arrestation par la police. Cependant, leur intensité n’a pas encore atteint le niveau de diffusion et de force qui avait caractérisé ces précédents événements.
La ville d’Azna, dans la province de Lorestan, située à environ 300 kilomètres au sud-ouest de Téhéran, a été le théâtre des confrontations les plus violentes, où des vidéos circulant sur les réseaux montrent des incendies dans les rues accompagnés de tirs, alors que les manifestants scandent des slogans dénonçant la situation actuelle.
