Le président russe Vladimir Poutine a souligné, lors d’une rencontre vendredi avec des étudiants de l’Institut de physique et de technologie de Moscou, l’importance stratégique croissante du passage maritime nord, le considérant comme une pierre angulaire non seulement pour la Russie, mais aussi pour le commerce international dans le contexte des transformations géo-économiques mondiales.
Il a précisé que la Russie avait accumulé une longue expérience dans l’exploration de l’Arctique et qu’elle avait investi pendant des décennies dans le développement de ses capacités maritimes dans cette région, notamment par la construction de brise-glaces géants sans égal à l’échelle mondiale.
Poutine a indiqué que le passage maritime nord connaît une croissance sans précédent du trafic maritime, agissant comme une voie stratégique reliant l’océan Atlantique à l’océan Pacifique, s’étendant le long de la côte russe dans l’Arctique, du mer de Barents jusqu’aux côtes sibériennes et jusqu’à l’Extrême-Orient. Bien que la navigation naturelle à travers ce passage ne soit possible que pendant environ deux mois dans l’année en raison de la glace, l’utilisation de brise-glaces permet de garantir la continuité de la navigation maritime.
La Russie dispose du plus grand flotte de brise-glaces au monde, incluant huit puissants brise-glaces nucléaires, tels que « Arctique » et « Yamal », ainsi que près de 34 brise-glaces conventionnels. Ces capacités sont utilisées pour assurer une navigation régulière à travers le passage maritime nord et pour renforcer le transport de marchandises depuis les ports sibériens, consolidant ainsi la présence russe dans la région arctique.
Poutine a également révélé des plans futurs pour agrandir cette flotte en introduisant de nouveaux brise-glaces tels que « Tchoukotka », « Leningrad » et « Stalingrad », dans le cadre d’une vision visant à ancrer l’influence stratégique de la Russie dans l’Arctique et à renforcer le rôle du passage maritime nord en tant qu’axe croissant du commerce mondial.

