Suivi
Hassan Tariq, médiateur du Royaume, a souligné lors de la journée d’étude organisée par l’institution ce jeudi sur « Élaboration des rapports annuels des médiateurs permanents » le rôle central du médiateur permanent dans le système de médiation administrative. Il a insisté sur son rôle en tant que lien entre l’administration et l’Institution du Médiateur du Royaume afin de garantir une réactivité administrative efficace et d’assurer la justice et l’équité pour les citoyens.
Tariq a considéré cette journée d’étude, organisée dans le cadre de l’année 2026 dédiée à la médiation administrative et en commémoration du 25e anniversaire de la création du Bureau des plaintes en 2001, comme une occasion d’échange d’expériences et de renforcement de la coordination entre l’institution et les cadres des inspections générales, tout en veillant à unifier la méthodologie d’élaboration des rapports annuels des médiateurs selon les références normatives et les meilleures pratiques.
Le médiateur a indiqué que le médiateur permanent, nommé par le chef de l’administration parmi les responsables ayant le pouvoir de décision, a des tâches essentielles qui incluent le suivi des demandes de médiation, la garantie de la réactivité administrative, et l’information de l’institution sur les résultats de la gestion de ces demandes, ainsi que de proposer des mesures pour améliorer les mécanismes de communication et simplifier les procédures, favorisant ainsi la transparence et l’efficacité des services administratifs.
Tariq a confirmé que le médiateur permanent n’est pas l’avocat de l’administration ni le délégué du médiateur, mais qu’il fait partie intégrante du système de médiation administrative, englobant un attachement fonctionnel à l’administration et un engagement éthique envers la culture de la médiation, ainsi qu’une responsabilité de proposition et de transparence, ce qui rend son rôle crucial pour le succès des indicateurs concernant l’interaction de l’institution et la réactivité de l’administration face aux demandes des citoyens.
Il a également évoqué la prise de conscience historique et législative de ce mécanisme depuis l’établissement du Bureau des plaintes, en soulignant que la loi n° 14.16 a renforcé le statut du médiateur permanent en tant qu’élément fondamental dans la relation entre l’administration et l’Institution du Médiateur du Royaume, tout en conférant au règlement interne de l’institution le pouvoir de l’inclure dans les commissions permanentes de suivi et de coordination.
Tariq a conclu son discours en affirmant que le médiateur permanent représente la maillon le plus sensible du système de médiation institutionnelle, en tant que garant de l’amélioration des services publics et de l’ancrage de la bonne gouvernance, ainsi que la clé pour renforcer la confiance entre l’administration et les citoyens et réaliser la justice administrative.

