Le président iranien Masoud Pezeshkian a annoncé, ce mardi, l’instruction donnée à son ministre des Affaires étrangères de travailler à des « négociations justes et équilibrées » avec les États-Unis, marquant ainsi le premier signe officiel de Téhéran en faveur d’un dialogue, malgré les tensions persistantes entre les deux pays suite à la répression sanglante des manifestations populaires le mois dernier.
Cette annonce représente un changement dans la position du président réformiste, qui avait mis en garde les Iraniens depuis plusieurs semaines contre le risque que les troubles échappent à son contrôle. Elle indique également qu’il a reçu le soutien du Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, pour cette initiative, après un précédent rejet de toute discussion similaire.
Cependant, la possibilité d’atteindre un accord reste floue, surtout après que l’ancien président américain Donald Trump a inclus le programme nucléaire iranien parmi ses exigences pour de futures négociations. Trump avait ordonné le bombardement de trois sites nucléaires iraniens durant le conflit de douze jours que l’Israël a lancé contre l’Iran en juin dernier.
Dans une publication sur la plateforme « X », Pezeshkian a précisé en anglais et en persan que cette décision répondait à des demandes de « gouvernements amis dans la région », affirmant que les négociations seraient « exemptes de menaces et d’attentes déraisonnables, et guidées par les principes de dignité, de sagesse et d’intérêt ».
À ce jour, les États-Unis n’ont pas officiellement reconnu la possibilité de ces discussions.

