Finale de l’Afrique 2025 : Le Maroc triomphe par la légalité et dévoile la fausse histoire des campagnes de désinformation
Ékspres TV : Mustafa Filali
La crise de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a transformé un événement sportif limité dans le temps en un affrontement ouvert à l’échelle du continent, non résolu sur le terrain ni même dans les instances de décision, mais qui s’est étendu à l’espace numérique, où des narrations médiatiques variées ont rivalisé pour encadrer ce qui s’est passé et influencer l’opinion publique africaine.
Selon une note d’analyse du Centre africain d’études stratégiques et de numérisation, intitulée « Finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 : du conflit autour du titre aux enjeux de gouvernance, de puissance douce et de médias numériques », cette crise a révélé un profond changement dans la nature du conflit sur le continent, passant de la compétition sur les résultats sportifs à une lutte parallèle autour des significations et des narrations.
La note indique que ce qui s’est passé lors de la finale, accueillie par le Maroc, a dépassé le simple désaccord sur un match interrompu par des actes de violence, pour se transformer en une bataille ouverte dans l’espace numérique, où des plateformes et réseaux sociaux, notamment d’Algérie, d’Afrique de l’Ouest et d’Égypte, ont recalibré l’événement de façon à placer le Maroc en position de « bénéficiaire de la décision » plutôt que de « défenseur de la légalité ».
La document souligne que le match a été tranché légalement selon les règlements en vigueur, mais que son résonance symbolique en dehors du terrain a fait de lui un champ de compétition entre des narrations diverses, chacune cherchant à imposer sa propre interprétation des faits, dans un contexte où la puissance douce est devenue un facteur crucial, au même titre que les décisions officielles.
L’Algérie se démarque comme l’un des principaux acteurs de cette confrontation narrative, avec une partie importante de l’espace médiatique et numérique adoptant un discours opposé, cherchant à remettre en question la décision et à l’encadrer comme une preuve de « biais institutionnel ». Cependant, la note indique que l’impact le plus large provient d’Afrique de l’Ouest, notamment du Sénégal, où l’événement a été présenté comme un « injustice sportive », renforçant l’empathie populaire envers cette narration.
En Égypte, les réactions ont révélé un caractère divisé, entre interprétations légales compréhensives et d’autres critiques ou réservées, ce qui a conduit à un positionnement général penché vers une zone grise sans soutenir explicitement un récit particulier.
La note conclut que le défi dans de telles crises ne se limite plus à obtenir des décisions au sein des institutions, mais est désormais lié à la capacité de produire des narrations convaincantes et à forte diffusion, alliant précision légale et impact émotionnel.
Dans ce cadre, elle appelle à reconstruire la stratégie de communication du Maroc, en investissant dans les médias numériques, en développant des outils d’influence et en adoptant un discours équilibré qui combine rigueur légale et intelligence communicationnelle, tout en renforçant l’engagement dans un espace africain collaboratif.
Enfin, la note considère que cette crise, malgré son intensité, représente une opportunité de reconsidérer le positionnement du Maroc au sein du système du football africain, non seulement en tant qu’acteur organisationnel, mais comme une puissance douce capable d’initier, de façonner des narrations et de promouvoir une réforme dans la gouvernance du jeu, tout en renforçant la transparence au sein de ses institutions.




