La Bourse de Casablanca commence 2026 sur un recul collectif… et le secteur minier conduit la hausse
La Bourse de Casablanca a enregistré une performance négative en janvier 2026, avec un recul de 19 des 24 secteurs par rapport à la fin décembre 2025, sous l’effet de pressions pesant sur plusieurs secteurs clés.
Selon une note de conjoncture économique publiée par la Direction des études et des prévisions financières, les plus fortes baisses concernent les secteurs de l’immobilier et des holdings, enregistrant chacun une diminution de 7,7 %. Le secteur de la distribution a également connu une baisse de 6,3 %. Par ailleurs, les indices des secteurs bancaires, de la construction et des travaux publics, ainsi que des Télécommunications marocaines, ont enregistré des baisses comprises entre 1,8 % et 4,5 %.
En revanche, le secteur minier s’est démarqué comme le plus grand gagnant du mois, avec une forte hausse de 32,9 %, bénéficiant d’une amélioration des prix des matières premières et d’une demande mondiale accrue. D’autres secteurs ont également affiché de bonnes performances, bien que dans une mesure moindre, tels que les sociétés de gestion immobilière (+5,4 %), l’industrie agricole (+3 %) et le secteur de l’hôtellerie et des loisirs (+1,4 %).
Sur le plan des indicateurs principaux, l’indice « Masi » a terminé le mois à 18.666,95 points, en baisse de 1 %, tandis que l’indice « MASI 20 » a clôturé à 1.443,29 points, enregistrant une baisse de 2,9 %. Malgré ce recul mensuel, les deux indices ont maintenu une performance annuelle positive, avec une augmentation respective de 14,9 % et 9,5 % par rapport à janvier 2025.
En ce qui concerne la capitalisation boursière totale, elle a enregistré une quasi-stabilité à 1.041,6 milliards de dirhams (+0,1 % par rapport à décembre), mais a augmenté de 25,6 % d’une année sur l’autre, soutenue principalement par la performance solide du secteur minier, face à des impacts négatifs des secteurs de l’immobilier, des banques, de la construction et des télécommunications.
En parallèle, le volume des transactions a subi une forte chute, tombant à 8,6 milliards de dirhams, soit une baisse de 71,1 % par rapport à décembre 2025 et de 31,9 % par rapport à janvier de l’année précédente, avec 99,1 % des échanges réalisés sur le marché central.
Ces indicateurs reflètent un début d’année marqué par la prudence sur le marché financier, avec un équilibre général reposant sur les performances des secteurs liés aux matières premières face à une relative faiblesse des secteurs domestiques.




