Karim Chamekh
Psychologue clinicien
Secrétaire général de la Ligue de la Santé Psychique et Mentale
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, il me paraît important de rappeler que la place de la femme dans la société marocaine ne se résume pas uniquement à une question de droits ou de statut social. Elle touche aussi à une dimension plus intime et souvent moins visible : celle de la réalité psychologique et affective qui traverse la vie des femmes.
Dans notre contexte culturel, la femme marocaine porte très souvent une double responsabilité. Elle est à la fois un pilier dans la transmission des valeurs et dans la cohésion familiale, tout en cherchant, de manière de plus en plus affirmée, à construire son autonomie et à exprimer pleinement sa personnalité. Cette dynamique crée un équilibre parfois délicat entre héritage culturel, engagements affectifs et aspirations individuelles.
Comprendre la psychologie féminine dans notre société, c’est donc reconnaître cette complexité et cette force silencieuse. La femme n’est pas seulement un acteur social ; elle est aussi un pilier essentiel de l’équilibre psychique des familles et, par extension, de la société. Promouvoir sa dignité, l’écouter et soutenir son épanouissement psychologique constitue ainsi un enjeu fondamental pour la santé mentale et pour l’avenir harmonieux de notre communauté.







