Le Maroc en tête des pays arabes pour la diversification des importations d’énergie russe en février 2026

Le Maroc en tête des pays arabes pour la diversification des importations d’énergie russe en février 2026

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Le Maroc se classe en tête des pays arabes en matière de diversification des importations d’énergie russe en février 2026. Pendant cette période, Moscou a enregistré une augmentation de 7 % de ses revenus provenant des exportations de pétrole, de gaz et de charbon, atteignant près de 492 millions d’euros par jour, selon des données récentes.

La plateforme d’énergie a souligné que Rabat est l’une des huit nations arabes qui ont continué à importer de l’énergie russe depuis le début de la guerre en Ukraine, étant la seule à avoir combiné l’importation de trois principales catégories : les produits pétroliers, le charbon et le gaz, ce qui reflète une stratégie visant à sécuriser les besoins du marché national.

Les mêmes données révèlent que le Maroc a maintenu, pour le vingt-troisième mois consécutif, sa place parmi les importateurs de gaz russe par pipelines, malgré l’absence de liaison directe avec la Russie. L’importation est effectuée à travers le gaz naturel liquéfié, qui est ensuite reconverti en état gazeux dans des stations espagnoles avant d’être acheminé vers le royaume via le gazoduc « Maghreb-Europe ».

Au niveau régional, la liste des pays importateurs inclut, en plus du Maroc, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Koweït, l’Égypte, la Syrie, la Tunisie et la Libye, avec des variations dans la nature des importations. Plusieurs pays ont été distingués pour leurs importations de produits pétroliers raffinés, tandis que d’autres se sont concentrés sur l’importation de pétrole brut ou de gaz liquéfié.

L’essor des exportations d’énergie russe s’explique par des développements géopolitiques, tels qu’une licence temporaire délivrée par l’administration de Donald Trump en mars 2026, permettant l’achat de pétrole russe transporté par navires, ce qui a contribué à renforcer les revenus.

Les revenus générés par le pétrole transporté par voie maritime ont augmenté de 14 %, atteignant 173 millions d’euros par jour, soutenus par une hausse des volumes d’exportation. Les revenus du pétrole par pipeline ont également progressé de 9 %, pour atteindre un total de 232 millions d’euros par jour. En ce qui concerne le gaz, les revenus du gaz liquéfié ont augmenté de 7 %, malgré une légère baisse des volumes, tandis que les revenus du charbon ont diminué.

Malgré cette amélioration conjoncturelle, les données indiquent que les revenus totaux du pétrole russe au cours de 2025 étaient à leur niveau le plus bas depuis quatre ans, en raison du renforcement des sanctions internationales et des fluctuations des prix.

À l’échelle mondiale, les puissances asiatiques continuent de dominer les importations d’énergie russe, la Chine tenant la première place, suivie de la Turquie et de l’Inde, tandis que l’Union européenne se classe quatrième, avec une dépendance notable au gaz liquéfié.

Les regards sont tournés vers les évolutions attendues sur le marché de l’énergie, alors que la Commission européenne envisage d’imposer de nouvelles restrictions sur les importations de gaz russes, ce qui pourrait inciter Moscou à renforcer ses partenariats avec des marchés alternatifs, notamment les pays arabes, avec en tête le Maroc, qui se positionne comme un acteur capable de diversifier ses sources d’énergie grâce à des voies logistiques flexibles.

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