Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a annoncé le retrait officiel de son équipe nationale de la Coupe du Monde 2026, prévue du 11 juin au 18 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique, en raison de l’escalade militaire et des tensions politiques au Moyen-Orient.
Donyamali a déclaré à l’agence de presse allemande que les conditions actuelles ne permettent pas d’envoyer l’équipe pour participer, soulignant que l’Iran a traversé « deux guerres en moins d’un an, causant la mort de milliers de citoyens ». Il a ajouté que la poursuite de la situation actuelle rendait la participation au tournoi impossible.
Cette décision intervient alors que l’Iran était placé dans un groupe comprenant la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l’Égypte, et devait jouer son match d’ouverture contre la Nouvelle-Zélande le 16 juin prochain.
Selon les règlements de la FIFA, tout retrait de la compétition avant la date limite expose l’association responsable à des sanctions financières allant de 274 000 euros à 549 000 euros si le retrait survient moins de 30 jours avant le début de la compétition. L’association est également tenue de rembourser l’ensemble des fonds alloués pour la participation, avec un risque d’exclusion de l’équipe de compétitions futures ou de son remplacement par une autre équipe, en plus des compensations pour les pertes organisationnelles ou financières résultant du retrait.
La FIFA a également laissé entendre que l’Iran pourrait faire face à des sanctions supplémentaires si son retrait perturbe le calendrier des matches ou entraîne des pertes financières. Des scénarios alternatifs pour la répartition des places en Asie ont déjà été envisagés, avec de fortes chances que l’équipe des Émirats arabes unis soit désignée pour occuper la place vacante, suivie par l’équipe d’Irak selon son statut dans les qualifications continentales.
Cette décision met en lumière les défis sans précédent auxquels le football mondial fait face, mêlant politique, sécurité internationale et sport, tout en confirmant la rigueur de la FIFA dans le respect des engagements des équipes et des règles du tournoi.







