Un rapport récent du Conseil économique, social et environnemental révèle que l’économie informelle au Maroc représente encore environ 30 % du produit intérieur brut, posant ainsi des défis majeurs pour l’élargissement de l’assiette fiscale et le renforcement de la capacité de l’État à financer les programmes sociaux.
Le rapport précise que la persistance de ce secteur réduit les ressources fiscales mobilisables pour financer les politiques publiques, notamment celles liées à la protection sociale et à l’amélioration des services de base, signalant qu’une part importante des activités économiques se déroule en dehors des cadres légaux et fiscaux.
Il ajoute que l’économie informelle offre des opportunités d’emploi à un grand nombre de citoyens, mais en contrepartie, laisse les travailleurs en dehors du système de protection sociale et limite leur intégration complète dans le cycle économique formel.
Le rapport souligne que l’intégration de ce secteur constitue un enjeu fondamental pour renforcer la croissance économique et réaliser l’équité sociale. Il appelle à des approches progressives et globales visant à inciter les acteurs informels à rejoindre l’économie formelle, en simplifiant les démarches administratives, en offrant des incitations fiscales et en soutenant les très petites entreprises.
Il insiste également sur l’importance d’améliorer le climat des affaires et de renforcer la confiance entre les acteurs économiques et les institutions, afin d’étendre l’assiette fiscale et mobiliser des ressources supplémentaires pour financer des programmes sociaux et développer les services publics.







