Les récentes suspensions de 27 athlètes remettent la question des substances interdites au premier plan du sport kenyan. La Kenyan Anti-Doping Agency a annoncé la mise à l’écart temporaire de ces sportifs pour violations des règles internationales de lutte contre le dopage, une décision qui souligne les pressions continues pesant sur un pays reconnu comme l’une des principales puissances mondiales en athlétisme.
Ces mesures s’inscrivent dans un contexte de crise qui perdure depuis plusieurs années. La commission d’intégrité de l’athlétisme, sous l’égide de la Fédération internationale d’athlétisme, a déjà suspendu plus de 140 athlètes kenyans depuis 2017, la majorité d’entre eux étant des coureurs de fond, piliers des succès du pays sur la scène mondiale.
Parmi les noms concernés par cette décision figure Wysman Weyri, champion du Kenya du 400 mètres haies et participant aux Jeux Olympiques de Paris 2024, où il a atteint les demi-finales. Son suspension est due à des « manquements de localisation », une infraction liée à son obligation d’informer les autorités compétentes de sa présence pour des tests anti-dopage inopinés.
Ce développement survient alors que Weyri réalisait des progrès significatifs dans sa carrière, ayant battu son record personnel en 48,34 secondes lors du Kip Keino Classic en 2025, le propulsant parmi les espoirs du 400 mètres haies.
Les sanctions ont également touché la vétérane Rita Jepto, lauréate des marathons de Boston et de Chicago, retrouvée au cœur d’une affaire de dopage en raison de l’utilisation de substances prohibées, malgré un palmarès exceptionnel entre 2006 et 2014.
La liste des suspensions comprend aussi des athlètes de sports collectifs, avec cinq footballeurs, dont Charles Oma du Kenya Police et Rony Onyango, joueur au club norvégien de Sogndal, ainsi que des joueuses de basketball et de volleyball.
Ces affaires mettent en lumière les défis que doit relever le Kenya dans sa lutte contre le dopage, alors que les autorités sportives tentent de renforcer la régulation et de protéger la réputation d’un pays dont le nom est associé depuis des décennies à la domination des épreuves de fond lors des compétitions internationales.






