Dans le cadre de la dynamique de réforme du secteur des médias, un séminaire dédié aux droits d’auteur dans la presse écrite et électronique s’est tenu le vendredi 3 avril 2026 à Rabat. Cette initiative reflète un tournant qualitatif dans la perception du produit journalistique, considéré désormais comme une propriété créative de valeur matérielle et morale.
Organé par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication en partenariat avec le Bureau marocain des droits d’auteur et des droits voisins, cet événement était toujours en cours à l’heure actuelle. Cependant, ses premières ébauches montrent qu’il s’agit d’un chantier ouvert visant à réorganiser en profondeur le statut du journaliste au sein du paysage médiatique.
Le discours d’ouverture du ministre a posé le cadre général de cet atelier, affirmant que la reconnaissance des droits d’auteur dans le journalisme n’est plus un luxe juridique, mais un élément essentiel pour redonner de la dignité à la profession et valoriser la production intellectuelle. Dans le même sens, la directrice du Bureau marocain des droits d’auteur a souligné que l’intégration des journalistes dans le système des droits voisins représente une première étape vers leur émancipation et leur accès aux revenus générés par l’exploitation, notamment en ce qui concerne les droits de reproduction, en vue d’établir une pratique efficace de ces droits après des années d’entrave.
Les discussions durant cette rencontre s’orientent, dans sa phase initiale, vers la clarification du principe avant d’aborder les détails de sa mise en œuvre, en insistant sur le fait que l’article de presse n’est pas un simple contenu informatif éphémère, mais une œuvre intellectuelle protégée requérant reconnaissance et valorisation. Ce changement d’approche pourrait redéfinir la relation entre le journaliste et l’institution médiatique, tout en ouvrant la voie à la construction d’un modèle économique plus équilibré basé sur la qualité du contenu et sa protection.
Ce séminaire se présente également comme un des moyens possibles de lutter contre le piratage qui a fortement nui à la valeur des productions journalistiques, dans un contexte où les contenus médiatiques sont copiés et redistribués sans respect des droits de leurs auteurs, ce qui impacte négativement la crédibilité et la durabilité du secteur.
Dans ce cadre, on s’attend à ce que l’activation des droits d’auteur renforce la pluralité réelle en favorisant les productions originales, permettant ainsi de reconstruire la confiance avec le public.
Bien que les travaux soient encore en cours, il semble que cet événement marque le début d’un parcours visant à établir une nouvelle conception du journalisme comme un domaine d’innovation et de valeur. Les mécanismes de mise en œuvre et les procédures pratiques associées à l’accès à ces droits feront l’objet d’une seconde lecture qui suivra les résultats de ce séminaire à l’issue de ses travaux.




