La Chine avertit : la poursuite de la guerre menace la stabilité de la navigation dans le détroit d’Hormuz et accroît les risques mondiaux.
La Chine a exprimé ses inquiétudes face aux conséquences croissantes de la perturbation de la navigation dans le détroit d’Hormuz, soulignant que la persistance des tensions militaires dans la région maintient ce passage vital dans un état d’instabilité, ce qui a des répercussions sur la sécurité énergétique mondiale.
Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères chinois, le ministre Wang Yi a informé son homologue saoudien, Faisal bin Farhan, au cours d’un appel téléphonique, que la perturbation des activités maritimes dans le détroit était une conséquence directe de l’escalade militaire liée aux attaques américaines et israéliennes contre l’Iran.
Le responsable chinois a confirmé que le conflit en cours au Moyen-Orient a entraîné de lourdes pertes humaines et des dommages considérables, tout en ayant des effets négatifs sur la sécurité et la stabilité des pays du Golfe, notamment le Royaume d’Arabie Saoudite, et a réitéré l’inquiétude de Pékin face à la détérioration de la situation.
Dans ce contexte, la Chine a mis en avant une initiative de paix conjointe avec le Pakistan, comportant cinq points visant à renforcer la stabilité dans la région, en respectant la souveraineté des États du Golfe, en mettant un terme aux attaques sur les civils et les infrastructures civiles, ainsi qu’en garantissant la sécurité des voies maritimes.
Le communiqué cite Wang Yi affirmant que la stabilité du détroit d’Hormuz dépend de la fin du conflit, appelant à un cessez-le-feu immédiat comme priorité urgente pour éviter toute aggravation.
Cet avertissement intervient alors que l’Iran a annoncé, début mars, limiter la navigation dans le détroit tout en menaçant de cibler les navires non coordonnés en réponse aux frappes qu’elle subit de la part des États-Unis et d’Israël.
Le détroit d’Hormuz est l’un des passages stratégiques les plus importants pour le transport de pétrole et de gaz du Moyen-Orient vers les marchés mondiaux, où les perturbations de la navigation ont conduit à une augmentation des coûts d’expédition et d’assurance, ainsi qu’à une hausse des prix de l’énergie, suscitant des craintes de répercussions économiques plus larges au niveau international.




