Amine Mazouaghi, directeur général de l’Agence de développement numérique, a affirmé que l’organisation de la quatrième édition de « GITEX Africa », prévue du 7 au 9 avril à Marrakech, reflète une stratégie visant à faire du numérique un levier du développement économique et social, ainsi qu’un support pour renforcer la coopération entre les pays du continent.
Lors de la présentation de cette nouvelle édition à Rabat, Mazouaghi a précisé que l’édition précédente avait enregistré une large participation, dépassant les 52 000 visiteurs, avec environ 1 500 exposants et start-ups, ainsi que la présence d’investisseurs et d’intervenants venus de plus de 130 pays, ce qui témoigne de l’importance croissante de cet événement sur la scène internationale.
Il a ajouté que cette édition revêt une dimension stratégique dépassant le simple cadre événementiel, incarnant l’ambition du Maroc et de l’Afrique de passer de la consommation de technologies à leur production et leur développement. Il a souligné que le continent est aujourd’hui un acteur important dans la définition des contours du futur numérique, au lieu de se contenter d’un rôle de récepteur.
Le responsable a insisté sur le fait que la question de la souveraineté numérique est désormais liée à la sécurité économique et à la capacité de contrôler les clés de l’avenir, mettant en avant l’effort du Maroc pour se positionner comme une plateforme numérique régionale reliant l’Afrique au reste du monde, par le développement d’infrastructures avancées et la stimulation des investissements dans les domaines de l’innovation.
Pour sa part, Trixie Lumerand, présidente et directrice générale de la société « Kown International », a déclaré que « GITEX Africa » représente la première expansion internationale de cette marque en dehors des Émirats et constitue une opportunité d’attirer de nouveaux investissements, en particulier avec l’adhésion de pays participants pour la première fois.
Elle a ajouté que le Maroc dispose d’atouts numériques importants, notamment la présence de plus de 20 centres de données, avec des prévisions de hausse de sa part à environ 35 % de la capacité régionale de ces centres dans les années à venir.
Elle a également affirmé que cette manifestation permet d’établir de nouveaux partenariats et de renforcer le contenu technologique, soulignant qu’elle contribuera à soutenir des domaines vitaux tels que l’intelligence artificielle et la cybersécurité.
Elle a conclu en saluant l’investissement du Maroc dans le capital humain à travers des programmes de développement des compétences numériques, permettant ainsi la transition de la consommation de services technologiques vers leur production et leur exportation, tout en renforçant sa position en tant qu’acteur régional dans les domaines du cloud computing et de l’innovation.




