La société Marsa Maroc a annoncé l’achèvement de la première phase du projet d’approfondissement du quai de la gare maritime polyvalente du port de Casablanca, une étape stratégique qui reflète une volonté claire d’améliorer la compétitivité du port à l’échelle régionale et internationale.
Cette phase a impliqué l’approfondissement de 230 mètres linéaires du quai, portant sa profondeur à 12 mètres, ce qui a permis, à partir du 31 mars 2026, d’accueillir des navires d’un tonnage d’environ 60 000 tonnes, contre un plafond précédent ne dépassant pas 35 000 tonnes. Cette avancée constitue un tournant qualitatif dans l’histoire du port, en ouvrant la porte à l’accueil d’une nouvelle catégorie de navires de grande capacité, ce qui renforce l’attractivité des infrastructures portuaires pour les investisseurs et les compagnies maritimes.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du plan d’investissement élaboré par Marsa Maroc en vue de 2030, visant à moderniser et étendre les capacités de ses terminaux dans divers ports marocains, dans un contexte de concurrence croissante entre les ports du bassin méditerranéen et de l’Afrique de l’Ouest.
Les travaux se poursuivent pour achever le projet, qui devrait voir la longueur totale du quai atteindre 530 mètres à l’issue des travaux au deuxième trimestre de l’année 2028, avec un investissement total estimé à 475 millions de dirhams. Ce montant financier reflète l’importance que la société accorde au développement de cette infrastructure vitale.
À moyen terme, la capacité d’accueil de la gare devrait dépasser 8 millions de tonnes, soutenue par le renforcement des équipements et l’amélioration des opérations. Les responsables du projet comptent sur une plus grande fluidité dans le trafic maritime, ainsi que sur une réduction des durées de mouillage et de traitement, ce qui aura un impact positif sur la performance générale du port.
En conclusion, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large d’amélioration des infrastructures logistiques au Maroc, en phase avec les ambitions du royaume de renforcer sa position en tant que centre régional de transport et de commerce maritime, surtout dans le contexte des évolutions du secteur du shipping mondial et de la hausse de la demande pour des ports capables d’accueillir des navires plus grands et dotés d’une efficacité opérationnelle accrue.






