Un rassemblement a eu lieu hier soir, jeudi, au complexe sportif Mohammed VI de football à Salé, réunissant l’équipe en charge de la coopération entre le Maroc et la France en vue de l’organisation de la Coupe du Monde 2030.
Cette rencontre, présidée par le président de la Fédération royale marocaine de football et président de la Fondation Maroc-2030, Fouzi Lekjaa, a vu la présence du ministre délégué auprès du ministre français de l’Europe et des affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité de l’économie, Nicolas Forissier, du président du groupe Maroc de l’industrie de l’Union générale des entreprises du Maroc, Mohamed Chikri, et du président de la Fédération française de football, Philippe Diallo.
Lors de son discours, Lekjaa a souligné que la Coupe du Monde 2030 représente une étape majeure dans un projet de développement lancé au Maroc il y a deux décennies, rappelant que le royaume accueillera, avant le Mondial 2030, plusieurs éditions de la Coupe d’Afrique des nations ainsi que la Coupe du Monde féminine des moins de 17 ans.
Il a ajouté que les acteurs économiques des deux pays travaillent conjointement sur plusieurs projets en cours, exprimant son espoir de bénéficier de l’expertise française dans l’organisation de grandes manifestations sportives, comme la Coupe du Monde 1998 et les Jeux Olympiques de 2024.
Lekjaa a mis en avant qu’un nouveau volet de la coopération sera consacré aux jeunes via le football, afin de renforcer des valeurs telles que la tolérance, l’esprit sportif et l’intégration.
Pour sa part, Nicolas Forissier a précisé, lors d’une déclaration à la presse, que sa visite au Maroc s’inscrit dans le cadre de réunions bilatérales visant à renforcer les excellentes relations entre le Maroc et la France, insistant sur l’importance d’approfondir l’amitié maroco-française dans divers domaines, notamment l’économie, l’industrie et l’agriculture.
Le responsable français a salué l’expertise et la capacité organisationnelle du Maroc, démontrées lors de la Coupe d’Afrique des nations, affirmant que la France souhaite apporter son expérience pour établir un partenariat solide sur le terrain.
Il a expliqué que « cette coopération, au-delà de son aspect économique, vise à consolider l’amitié entre les deux peuples et à ouvrir des perspectives prometteuses pour les jeunes générations des deux pays à travers le sport et la coopération ».
De son côté, Mohamed Chikri a affirmé que la Coupe du Monde 2030 représente un projet économique structurant capable de transformer l’économie nationale, ajoutant que cet événement mondial pourrait mobiliser d’énormes investissements, accélérer la modernisation de secteurs stratégiques et créer de nombreuses opportunités d’emploi pour les entreprises.
Il a poursuivi en soulignant que de tels événements, comme la Coupe du Monde, génèrent une transformation durable de l’attractivité du pays et de son développement, citant en exemple le modèle français lors de la Coupe du Monde 1998 et les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Il a considéré que « cette compétition, qui sera organisée en partenariat avec l’Espagne et le Portugal, place le Maroc au cœur de l’espace euro-méditerranéen, représentant également un pont stratégique entre l’Europe et l’Afrique, basé sur la proximité et le développement commun », ajoutant que cette réunion de l’équipe de travail s’inscrit dans le cadre d’un renouvellement du partenariat historique entre le Maroc et la France.
En marge de cette rencontre, une table ronde a été organisée pour discuter des projets de coopération en vue de la Coupe du Monde 2030, réunissant des entreprises marocaines et leurs homologues françaises.




