Pourquoi Ali Lmrabet est-il revenu au Maroc alors qu’il savait parfaitement faire l’objet de procédures judiciaires en cours ? La question mérite d’être posée, tant son interpellation paraissait prévisible.
Depuis plusieurs mois, les poursuites engagées contre lui étaient connues. Dans ces conditions, son retour ne peut être réduit à un simple déplacement. Était-il convaincu qu’il ne serait pas inquiété ou, au contraire, son arrestation faisait-elle partie d’un scénario anticipé ?
Cette séquence intervient à quelques semaines de la Fête du Trône, une période qui, historiquement, s’accompagne souvent d’une recrudescence de tentatives visant à placer le Maroc au cœur de polémiques médiatiques ou politiques.
Le contexte est d’autant plus particulier que le Royaume a enregistré des avancées importantes sur plusieurs dossiers stratégiques, notamment la question nationale, tout en renforçant sa coopération internationale dans la lutte contre les réseaux de désinformation et les campagnes de déstabilisation.
Les autorités marocaines ont, ces derniers mois, multiplié les actions judiciaires et sécuritaires contre plusieurs réseaux opérant depuis l’étranger. Plusieurs procédures engagées au Maroc comme à l’international ont contribué à fragiliser les récits qui cherchaient à porter atteinte à l’image du Royaume.Mais surtout, des « leaks » ont largement confirmé l’existence de ce réseau qui vise la réputation du Maroc.
Il est également connu qu’Ali Lmrabet entretenait des relations avec certains membres de ces cercles, notamment ceux installés au Canada. Il avait notamment relayé les déclarations d’un individu se présentant comme un ancien numéro deux de la DGED et affirmant détenir le grade de « colonel-major », des affirmations largement contestées.
Dès lors, une interrogation s’impose : son interpellation constitue-t-elle uniquement la conséquence normale de procédures judiciaires en cours ou s’inscrit-elle dans une stratégie de communication, dans la lignée des campagnes anti Maroc destinée à remettre au premier plan et d’alimenter, encore une fois, un récit sur la situation des droits de l’homme au Maroc ?
Un autre élément retient l’attention : la rapidité avec laquelle l’information a été diffusée par certains médias, journalistes et relais habituels de ce type d’affaires. Cette synchronisation nourrit les interrogations de ceux qui y voient une opération préparée en amont.
La justice suivra naturellement son cours. Mais sur le plan de la communication, les questions restent entières : pourquoi revenir précisément à ce moment ? Qui se trouvait derrière ce pari risqué ? Et surtout, à qui profite réellement cette mise en scène autour d’une interpellation dont l’issue semblait largement prévisible ?
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