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Le parquet près le tribunal correctionnel de Casablanca a publié, lundi, un communiqué officiel afin de préciser les circonstances de l’interpellation du journaliste Ali Lmrabet, mettant ainsi un terme aux nombreuses spéculations et aux campagnes de solidarité qui se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux avant même que les faits ne soient officiellement établis.
Dans son communiqué, le procureur du Roi indique qu’Ali Lmrabet a été interpellé à l’aéroport de Tanger en exécution de plusieurs avis de recherche émis à son encontre. Ces procédures sont liées à des soupçons d’infractions prévues par la loi, à la suite de la diffusion de contenus numériques susceptibles de constituer des faits de diffamation, de calomnie et d’outrage envers des personnes ainsi que des institutions légalement protégées.
Sur instructions du ministère public, l’intéressé a ensuite été transféré dans les locaux de la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) à Casablanca, chargée de l’enquête. Il a été placé en garde à vue afin de permettre la poursuite des investigations sous le contrôle du parquet compétent.
Le communiqué précise que cette mesure est exécutée dans le strict respect des garanties procédurales prévues par la loi, ainsi que du principe fondamental de la présomption d’innocence. À l’issue des investigations, Ali Lmrabet sera présenté devant le ministère public, qui décidera des suites judiciaires à réserver à cette affaire.
Par cette mise au point, le parquet apporte un éclairage officiel qui contraste avec les récits ayant présenté cette interpellation comme une mesure arbitraire ou motivée par des considérations étrangères au droit. Il rappelle que cette procédure s’inscrit dans le cadre de plusieurs avis de recherche préexistants et d’enquêtes judiciaires ouvertes, replaçant ainsi le dossier dans son véritable cadre juridique.
Au-delà des faits eux-mêmes, ce communiqué constitue une réponse aux nombreuses interprétations relayées sur les réseaux sociaux. Il rappelle qu’au sein d’un État de droit, les procédures judiciaires doivent être appréciées à la lumière des faits, des investigations menées par les autorités compétentes et des décisions de justice, plutôt qu’à travers les campagnes de soutien ou les lectures partisanes qui précèdent souvent l’établissement de la vérité judiciaire.
Cette formulation est juridiquement plus rigoureuse et conforme au communiqué officiel.
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