La gestion du dossier de soutien aux associations à Kénitra suscite une vague de critiques parmi le tissu associatif et l’opinion publique locale, qui dénoncent ce qu’elles considèrent comme des « quasi-anomalies dans l’évaluation des projets et l’octroi des subventions ». Ces acteurs réclament un audit complet et le report de l’approbation de la liste proposée.
Plusieurs associations ont exprimé leur étonnement face à l’absence de critères clairs et objectifs dans le choix des bénéficiaires, ainsi qu’à l’écart significatif des montants de soutien accordés, sans explication de la part des organismes concernés, alors que certaines initiatives répondent aux besoins de la ville et visent un large public de jeunes.
Dans ce contexte, l’association « Taalou » a fait part de son étonnement concernant la composition de la commission chargée d’étudier les dossiers, qui comprend des membres « manquant de formation académique et technique dans les domaines de l’évaluation de projets ou de la gestion financière », ce que l’association considère comme un « atteinte à la crédibilité de l’ensemble du processus ».
Le communiqué souligne également les disparités flagrantes dans l’attribution des aides, certaines associations ayant reçu 100 000 dirhams, tandis que d’autres se contentaient de 20 000 dirhams, en dépit du fait que certaines initiatives, ayant subi des coupes de 50 %, s’inscrivent dans des programmes à impact concret.
L’association a aussi dénoncé la gestion du dossier de soutien d’une association ayant organisé un « Festival de théâtre », qui, après avoir mené à bien son projet, a été surprise de recevoir un avis de la commune indiquant que l’activité avait eu lieu avant la période prévue, ce que l’association a qualifié d’ »illogique et non professionnel ».
L’association « Taalou » a demandé au Wali de la préfecture de Kénitra d’intervenir pour protéger la trésorerie publique et garantir la transparence dans la distribution des aides. Elle a également appelé la présidente de la commune à reporter l’approbation du point de soutien lors de la prochaine session du conseil et à engager un dialogue institutionnel avec le tissu associatif pour définir les priorités de la ville dans une approche participative et responsable.