La société chinoise BYD, leader mondial dans la fabrication de voitures électriques, a annoncé qu’elle avait réalisé plus de 150 000 kilomètres de tests sur le terrain dans le cadre du développement de ses systèmes de conduite autonome de niveau trois.
La conduite autonome de niveau trois, connue sous le nom de « conduite sans utiliser les mains », permet au véhicule de circuler de manière autonome, tout en exigeant que le conducteur reste attentif et prêt à intervenir si nécessaire. Ce niveau diffère des systèmes de niveau deux actuellement en usage en Chine, où le conducteur n’est pas tenu de garder les mains sur le volant en permanence.
Selon le site spécialisé China Business News, BYD collabore étroitement avec les autorités locales pour réaliser les étapes nécessaires aux tests avant de passer à une production à grande échelle, sans que l’entreprise n’ait encore divulgué de date précise pour le lancement de ses premiers véhicules équipés de cette technologie.
Cette avancée s’inscrit dans un cadre réglementaire qui connaît une accélération notable, car le ministère chinois de l’Industrie et des Technologies de l’information a récemment accordé les premières licences de conduite autonome de niveau trois aux entreprises Changan Automobile et BAIC. Ces licences concernent des voitures entièrement électriques autorisées à circuler de manière autonome dans certaines zones urbaines spécifiques et sur certains tronçons d’autoroutes.
BYD, qui se classe en tête des ventes mondiales de voitures électriques en termes de volume, a misé au début de l’année 2025 sur le renforcement de ses technologies d’assistance à la conduite pour soutenir ses performances commerciales, avec l’ambition d’intégrer ces systèmes dans des modèles coûtant moins de 100 000 yuan, soit environ 14 200 dollars.
Cependant, la concurrence sur le marché a conduit le groupe à revoir ses prévisions annuelles de ventes, réduisant son objectif à 4,6 millions de véhicules au lieu de l’estimation précédente de 5,5 millions d’unités.

