• Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers
No Result
View All Result
No Result
View All Result
accueil, Actualité, opinions et débats
vendredi 19 décembre 2025 - 11:20

Décryptage du récit de The Guardian sur le Maroc

The Guardian
A A

Par : Najiba Jalal

À l’orée de chaque échéance internationale majeure, une dramaturgie bien rodée se remet en marche. Elle mobilise un lexique de l’indignation, convoque des figures victimaires soigneusement sélectionnées, et érige l’accusation en vérité première. Le Maroc, une fois encore, se retrouve pris dans cette mécanique où l’émotion tient lieu d’enquête et où la suspicion précède toute analyse.

Le journal britannique The Guardian a récemment diffusé un article affirmant des détentions arbitraires et des violences horrifiques à l’encontre de jeunes manifestants au Maroc. Il ne s’agit pas d’un travail journalistique au sens rigoureux du terme, mais d’un récit à charge où le verdict est prononcé avant l’instruction, et où l’État est présenté comme coupable par essence, sans bénéficier des garanties élémentaires du contradictoire.

La violence des mots comme prémisse de la culpabilité

Le choix lexical employé dans l’article n’a rien d’anodin. Les termes tels que répression, torture ou arrestations arbitraires ne sont jamais démontrés, encore moins juridiquement étayés. Ils fonctionnent comme des signaux émotionnels, destinés à installer une culpabilité immédiate dans l’esprit du lecteur, sans passer par l’épreuve de la preuve. Cette inflation de qualificatifs masque l’absence de faits vérifiables et détourne l’attention des éléments matériels et des procédures légales.

L’illusion d’un soulèvement générationnel

La construction artificielle d’une entité baptisée Gen Z 212 relève davantage de la fabrique symbolique que de l’analyse sociopolitique. Aucun mouvement structuré, aucune revendication clairement formulée, aucune instance représentative identifiable. Pourtant, l’article s’emploie à hisser des protestations hétérogènes au rang de soulèvement historique, comparant abusivement la situation à celle du printemps arabe de 2011. Cette analogie spectaculaire, bien que frappante, est intellectuellement infondée et sert à dramatiser la situation.

Des chiffres orphelins de toute rigueur méthodologique

Le Guardian avance des chiffres massifs : milliers d’arrestations, centaines de détenus, plus de 2400 poursuites. Mais aucune méthodologie précise ni source indépendante n’accompagne ces données. Les éléments judiciaires, le déroulement des procédures et les décisions de justice sont largement évacués, laissant le récit flotter dans une généralisation alarmante. Le droit, au lieu d’éclairer, disparaît du récit, car il contredit la narration choisie.

L’émotion érigée en méthode

Mères endeuillées, corps meurtris, témoignages anonymes : l’article mise presque exclusivement sur l’émotion. Or l’émotion, si légitime soit-elle, ne constitue ni preuve ni enquête. Elle permet de contourner le questionnement essentiel : ces manifestations étaient-elles toujours pacifiques ? Des biens publics ont-ils été attaqués ? Des agents ont-ils été pris pour cible ? Le silence sur ces points révèle un parti pris éditorial assumé.

Une temporalité qui interroge

Il est difficile d’ignorer que la publication coïncide avec l’organisation par le Maroc de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette synchronisation n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une logique de pression symbolique et médiatique, où l’image du pays est mise en tension au moment même où il est sous les projecteurs internationaux. Les droits humains sont convoqués non comme exigence universelle, mais comme levier circonstanciel.

Réhabiliter l’exigence de vérité

Dénoncer des abus avérés est nécessaire et légitime. Mais fabriquer un récit manichéen dans lequel l’État est intrinsèquement coupable et les manifestants toujours innocents est une dérive. Ce type de narration ne sert ni la justice, ni la crédibilité des droits humains, ni l’éthique journalistique. À force de transformer chaque procédure judiciaire en persécution, chaque enquête en répression, et chaque tension sociale en insurrection mythifiée, on ne documente plus la réalité : on la travestit. Et c’est précisément dans cette substitution du récit au réel que se loge la plus grave des dérives.

Loading

PartagerTweetEnvoyerPartagerPartagerEnvoyer

Du même fichier

Assauts migratoires : pourquoi Madrid passe-t-elle sous silence les blessés des forces de l’ordre marocaines ?

mercredi 19 août 2026 - 21:57

Fouzi Lekjaâ investi d’une nouvelle mission : les clés d’un chantier territorial à 210 milliards de dirhams

samedi 15 août 2026 - 13:48

Maroc–Espagne : cinquante ans de proximité, de crises et de rancœurs persistantes

vendredi 14 août 2026 - 15:17

Ceuta et Melilla : ce qui s’est réellement passé selon le CNDH

vendredi 7 août 2026 - 20:08
Tags: maroc

Edition Special 8 Mars

Articles connexes

Wafae Atid

Wafae Atid : quand El País exploite la détresse d’une migrante pour instruire le procès du Maroc

Assauts migratoires : pourquoi Madrid passe-t-elle sous silence les blessés des forces de l’ordre marocaines ?

Fouzi Lekjaâ

Fouzi Lekjaâ investi d’une nouvelle mission : les clés d’un chantier territorial à 210 milliards de dirhams

maroc et espagne

Maroc–Espagne : cinquante ans de proximité, de crises et de rancœurs persistantes

Lire aussi

Assauts migratoires : pourquoi Madrid passe-t-elle sous silence les blessés des forces de l’ordre marocaines ?
Décryptage

Assauts migratoires : pourquoi Madrid passe-t-elle sous silence les blessés des forces de l’ordre marocaines ?

mercredi 19 août 2026 - 21:57
Fouzi Lekjaâ
accueil

Fouzi Lekjaâ investi d’une nouvelle mission : les clés d’un chantier territorial à 210 milliards de dirhams

samedi 15 août 2026 - 13:48
Wafae Atid
accueil

Wafae Atid : quand El País exploite la détresse d’une migrante pour instruire le procès du Maroc

jeudi 20 août 2026 - 21:01
maroc et espagne
accueil

Maroc–Espagne : cinquante ans de proximité, de crises et de rancœurs persistantes

vendredi 14 août 2026 - 15:17
Next Post
إلكتروبلانيت 2026

Électroplanet élue meilleure marque en service client au Maroc pour l'année 2026 pour la septième fois consécutive.

Contactez-nous

  • Accueil
  • Nous contacter
  • Mentions Légales

Liens importants

  • Qui sommes-nous ?
  • Comité de rédaction
  • Utilisation des données personnelles
  • La rédaction

Catégories

  • International
  • Politique
  • Economie
  • Sport
  • Société

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Facebook Youtube Instagram X-twitter Tiktok
Tous droits réservés © 2026

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Chroniques
  • Actualités
    • International
    • Politique
    • Economie
    • Sport
    • Société
  • Décryptage
  • Radar
  • Dossiers