La réponse marocaine aux inondations embarrasse le gouvernement portugais et déclenche un vif débat au sein du parlement.

La réponse marocaine aux inondations embarrasse le gouvernement portugais et déclenche un vif débat au sein du parlement.

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La gestion marocaine des conséquences de la tempête « Leonardo » a suscité un vif débat politique au sein du parlement portugais, transformant l’expérience marocaine en un point de comparaison embarrassant pour le gouvernement de Lisbonne, en raison des critiques massives sur sa performance lors de la récente vague d’inondations.

Des députés de l’opposition et des représentants des régions les plus touchées, en particulier dans les zones de l’Alentejo et de l’Algarve, ont exprimé des critiques acerbes à l’égard de ce qu’ils qualifient d’inefficacité clairement perceptible des autorités, notamment dans les districts de Serpa et d’Alcácer do Sal, où les crues ont surpris des quartiers entiers, entraînant dix décès, dans un scénario considéré comme la preuve d’un manque de préparation et de coordination.

Lors de sessions parlementaires très animées, le modèle marocain a été présenté comme un exemple de gestion proactive des crises, les parlementaires s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles les autorités portugaises n’avaient pas réussi à évacuer quelques milliers de personnes à temps, à l’inverse du Maroc qui a pu évacuer plus de cent mille personnes avant que la tempête n’atteigne son intensité maximale.

Les éloges ne se sont pas limités aux discussions internes, des médias internationaux, dont des agences et des sites d’information européens, ont souligné l’ampleur de l’opération menée par les autorités marocaines, la qualifiant de l’une des plus grandes opérations d’évacuation préventive de la région, ayant touché les provinces de Larache, Ksar el Kebir, Sidi Kacem et Sidi Slimane, sans pertes humaines significatives.

Des rapports médiatiques espagnols et européens ont noté que le Maroc avait activé ses plans d’urgence plusieurs jours avant l’aggravation de la tempête, avec une large mobilisation de divers intervenants, tandis que la réponse portugaise a été qualifiée de lente et tardive, ce qui a accru le mécontentement populaire et la pression politique sur le gouvernement.

Ces rapports ont mis en lumière l’action sur le terrain de l’armée royale marocaine et des autorités locales, qui ont réussi à atteindre des zones reculées et des villages difficiles d’accès en utilisant des hélicoptères, des bateaux et des jet-skis, en plus d’établir des centres d’hébergement temporaires et des cuisines mobiles pour garantir la sécurité des sinistrés.

Au Portugal, des commentateurs et analystes ont conclu que la tempête avait révélé des lacunes profondes dans le système de gestion des catastrophes, considérant que la comparaison avec le Maroc n’était pas en faveur du gouvernement, mais a plutôt ravivé la question de la préparation et de la rapidité des décisions lorsque des vies sont en jeu.

Ainsi, un événement climatique passager s’est transformé en un test politique sévère et en un message clair stipulant que la gestion des catastrophes ne se mesure pas à la taille ou à la position géographique d’un pays, mais à sa capacité à se préparer à l’avance et à agir au moment crucial.

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