Une enquête réfute les allégations du classement mondial des services de protection civile algériens et dévoile des preuves de falsification.

Une enquête réfute les allégations du classement mondial des services de protection civile algériens et dévoile des preuves de falsification.

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Dans un rapport d’enquête révélant de vastes lacunes professionnelles et techniques, la plateforme « Misbār » de vérification des faits a démenti l’existence des allégations diffusées par les médias officiels algériens concernant le classement de la protection civile algérienne parmi les dix meilleures au monde et première en Afrique. L’enquête a fourni des preuves irréfutables de l’absence de données soutenues par l’Organisation internationale de la protection civile, ou par l’Université de Harvard, à laquelle l’étude fallacieuse aurait été attribuée.

Source de l’allégation et piège des liens fallacieux
Le suivi de l’information a révélé que le compte officiel de la Direction générale de la protection civile algérienne avait été le premier à publier cette nouvelle le 18 février. La direction a accompagné ses affirmations de liens supposément renvoyant à l’étude académique, mais l’examen par « Misbār » de ces sources a totalement discrédité leur crédibilité à travers trois faits :

  • Domaines gratuits et douteux : Les liens fournis (tels que studyhar.wuaze.com et posp.great-site.net) appartiennent à des sites d’informations de provenance inconnue, hébergés gratuitement et n’ayant aucun lien avec le domaine académique officiel de l’Université Harvard (harvard.edu).
  • Identité visuelle falsifiée : Le site frauduleux a intentionnellement utilisé le célèbre blason de l’Université Harvard, associé à la mention (Studies and Documentary). Cependant, en consultant la structure académique officielle de l’université, il est apparu qu’aucun département ne porte ce nom.
  • Structure fragile : Les sites contenaient des erreurs de programmation et des pages en construction (Sample Page), en accolant des noms d’universités différentes de manière aléatoire, tentant clairement de donner un aspect officiel.

Preuves techniques décisives : implication de l’intelligence artificielle à 99,9 %
La fraude ne se limitait pas à la structure du site mais s’étendait aussi au contenu visuel. En soumettant les images et le matériel à des outils d’analyse technique spécialisés dans la détection de contenu généré automatiquement, des résultats probants ont émergé :

  • Personnages fictifs des auteurs : Les outils d’analyse ont prouvé que les photos des chercheurs présumés et des rédacteurs du rapport étaient des images non réelles générées par intelligence artificielle, avec un taux de certitude atteignant 99,9 %.
  • Manipulation des images de terrain : Les images jointes au rapport montraient des pompiers ayant des traits identiques, tandis que d’autres représentaient des individus aux caractéristiques asiatiques, ne correspondant pas à la composition démographique de l’Algérie, avec une probabilité de génération automatique des images atteignant 99,8 %.
  • Graphiques déformés : La conception (l’infographie) jointe pour le classement des pays contenait des déformations et des erreurs d’écriture évidentes, caractéristiques habituelles dans les designs générés par des programmes d’intelligence artificielle.

Modèle récurrent de désinformation systématique
Pour mettre en contexte, l’enquête a révélé que cette fraude n’était pas un incident isolé. Le même site fictif a publié le 19 février un autre article inventé, prétendant que « l’économie algérienne est la plus fiable au monde face aux catastrophes financières ». Cette affirmation fallacieuse manquait de toute source économique crédible, confirmant que le site opérait comme une plateforme systématique de production et d’exportation de fausses nouvelles.

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