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Un rapport récent publié par l’Union interparlementaire révèle que le Maroc occupe la 101e position mondiale en matière de représentation des femmes au sein des institutions législatives, progressant d’un rang par rapport à l’année précédente, dans un classement incluant 183 pays.
Cette position traduit un taux de présence féminine d’environ 24,3 % à la Chambre des représentants du Maroc, selon les résultats des élections législatives de 2021, plaçant ainsi le Royaume à un niveau moyen sur le plan international.
En revanche, le pays qui se classe en tête est le Rwanda, avec un taux de représentation féminine atteignant 63,8 %, suivi par le Nicaragua, la Bolivie, le Mexique et les Émirats arabes unis, illustrant une grande disparité entre les nations en matière d’intégration des femmes dans les parlements.
Ce classement s’appuie sur les taux de représentation des femmes dans les chambres parlementaires élues directement, sans faire de distinction selon les modes de formation des institutions législatives, qu’ils soient par nomination, vote direct ou indirect.
Au niveau national, les associations féminines continuent d’appeler à renforcer la présence des femmes au parlement, estimant que le système de « quotas » est insuffisant pour atteindre le principe de parité (50 %), et demandant aux partis politiques d’offrir davantage d’opportunités pour les candidatures féminines.
Par ailleurs, les mêmes données montrent que 28,35 % des membres de la Chambre des représentants ont moins de 45 ans, tandis que seulement 4,56 % ont 30 ans ou moins, ce qui reflète une présence limitée des jeunes dans l’institution législative.
Le rapport indique également une disparité dans l’âge moyen des parlementaires à l’échelle mondiale, avec une moyenne de 51,5 ans au parlement argentin, 47,4 ans au parlement belge, par rapport à 43,1 ans à l’Assemblée nationale équatorienne, ce qui met en évidence les différences démographiques des institutions législatives à travers le monde.




