Libye, le ton monte entre Le Caire et Ankara

Libye, le ton monte entre Le Caire et Ankara

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Ce n’est certainement pas demain que la désescalade aura lieu entre l’Egypte et la Turquie sur le théâtre libyen. Le président égyptien a, une nouvelle fois, indiqué qu’il ne restera pas les mains liées face à la menace d’une avancée des troupes de Tripoli, soutenues par les forces turques, vers Syrte.
Une ville qu’El-Sissi ne cesse de qualifier de ligne rouge. D’autant, estime Le Caire, que cela « constitue » une menace directe à la « sécurité » de l’Egypte. Dans leurs efforts, les autorités égyptiennes s’appuient, entre autres, sur l’appel du « parlement de Toubrouk » les appelant pour intervenir, le cas échéant, sur le territoire libyen, doublé des appels de représentants des tribus soutenant le maréchal Khalifa Haftar qui, lors d’un déplacement au Caire, ont exhorté Abdelfettah al-Sissi de déployer l’armée égyptienne en cas de « menaces sur la sécurité des deux pays ».
Et pour démontrer sa détermination, l’Egypte a procédé à des manœuvres militaires, faisant suite au renforcement de ses troupes, sur les frontières avec la Libye. La réponse d’Ankara n’a pas tardé. Les forces armées de la partie adverse ont-elles aussi riposté en déployant leurs forces, tout en annonçant être prêtes à avancer sur Syrte.
Le maître de la Turquie a, de sa part, haussé le ton, ce vendredi 17 juillet, en qualifiant d’ « illégales » les manœuvres de l’Egypte. Plus encore, il a profité de sa toute récente sortie pour s’en prendre aux Emirats arabes unis qu’il a accusés de tous les maux, notamment pour « la fourniture des armes » aux troupes de Haftar.
Et Erdogan a profité de l’occasion pour annoncer la prochaine signature d’un nouvel accord, dont il ne révélera pas le contenu, avec le gouvernement d’El-Serraj.
Un accord qui viendra s’ajouter aux deux autres, sécuritaires et économiques, signés en novembre dernier entre les deux parties.
La bataille verbale se poursuit donc et le risque de l’explosion n’est pas à écarter, même si les observateurs estiment que la sagesse pourrait bien prévaloir. Toujours est-il que tout dépendra, en grande partie, des « autres forces en présence », notamment l’UE et Washington, qui observent l’évolution de la situation.
Par Elhadi Bensalem

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